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ARCHIVES 1999 - 2006
 

UNLOGISTIC
" hanger " - CD & LP
Happy Dick Milk 02
Les fous furieux de Unlogistic, le couteau toujours entre les dents, jamais à court d'idées pour penser à tout le monde et ne pas en laisser sur le carreau…. Adorateurs du vinyl et massacreurs de cédés, les deux formats frères ennemis se retrouvent dos à dos avec un contenu identique à chaque fois. A savoir quinze morceaux en autant de minutes (+1 !). Beats boite-à-rythmisés qui ne connaissent qu'une seule vitesse, celle qui met les aiguilles dans le rouge. Droit et direct dans le mur. Des volées de guitares super speed qui suivent au cordeau. Moults chants scandés en chœur dont on ne saisit rien des paroles mais qu'on imagine sans peine, à la seule lecture des titres, hyper enjouées sur le meilleur des mondes qui fait tout pour que ça continue en moins bien ! Bref, un disque punk très old-school, dans toute sa plénitude et complètement assumé, avec toute son ironie, sa naïveté et ses clichés. Seulement deux morceaux dépassent les deux minutes (tout un péplum !) et c'est pourtant là que Unlogistic devient le plus trépidant, démontre sa force à composer des hymnes punks fédérateurs, dépassant ainsi le cadre de l'anecdote dans lequel se confine ce groupe parisien. Mais c'est vrai que c'est le dernier de leur souci ! En attendant, faites vous plaise, rien de tel qu'un bon pogo 2000, ya urgence, ya basta !
SKX (12/03/2003)

UNWED SAILOR
" The marionette and the music box " - CD
Gentlemen Music 03
A deux jours de Noël, avant que le Gros Père ne vienne cradasser la cheminée et siffler les fonds de bouteilles, retrouvons notre âme d'enfant, mes très cher(e)s ! Cet album est l'histoire d'une marionnette et d'une boite à musique. Magnifique rencontre ô combien, narrée par Unwed Sailor. Un groupe armé pour le rock, quoique dans sa version soft, qui se trouva fort contrit fin 2001 après un premier album ma foi agréable mais bien dans le rang il faut dire. Besoin de changer d'air, le moral en berne, le noyau central (Johnaton Ford et Nic Tse) décide de s'investir dans un genre d'album qu'on peut qualifier de conceptuel. La belle aventure que voilà ! Quelques ami(e)s à la rescousse et les voici partis nous raconter en dix-sept instrumentaux ce conte moderne. Très axée acoustique et cordes en tout genre, cette musique a un cheminement forcément très narratif et traine sa mélancolie dans une ballade en forêt qui fleure bon… l'ennui ! Ca tient d'une musique de film sauf que le film n'existe pas. J'ai beau faire des efforts d'imagination, m'aider du livret richement illustré par la dessinatrice Jamie Hunt, rien n e vient. Les seules images qui me viennent, c'est le noir absolu et là, c'est trop tard, ça veut dire que je me suis endormi. L'idée de base est séduisante mais cette musique champêtre et tristoune manque singulièrement de relief et de profondeur pour exciter mon pois chiche. A écouter sur scène avec le spectacle qui va avec et encore, j'en doute.
SKX (23/12/2003)
UNWOUND
" leaves turn inside you " - CD
Kill rock stars 01
Ca va mieux en le disant paraît-il. N'empêche. Unwound, trio originaire de Olympia, fief de Kill Rock Stars et de K records, un amour de 10 ans. Un groupe qu'on chéri à l'abri des regards. Une musique toute simple, sans artifices, le trio guitare-basse-batterie trop abusivement comparé à Sonic Youth. Des artisans au songwriting sûr, l'art de pondre des mélodies qui touchent à chaque coup. Sept albums (si on compte la compilation de 45) dont un carré magique : "the future of what", "new plastic ideas", repetition" et "challenge for a civilized society". Le succès (d'estime avant tout) grandissant au fil des ans. Un groupe qui s'est fait tout seul, à la force du poignet, bonifié avec l'âge. Le respect de ses pairs. Une référence tranquille dans le monde indé. Et là, Unwound décide de passer la vitesse supérieure, frapper un grand coup. D'abord silence radio pendant 3 ans. Trois longues années pour débouler avec un double album. Unwound voit grand, taille patron. Double vinyl. Quatorze titres, plus de 74 minutes. Double CD avec deux vidéos en bonus. Tous les titres naviguent autour des cinq minutes avec des pointes à neuf et dix! On peut pas dire qu'Unwound ait chômé et on en bave d'avance. Et puis boum, la déception. La plantade. L'accident qu'on croit que ça arrive qu'aux autres. Unwound s'est vu ambitieux et s'est endormi sur son labeur. Perdu en cours de route. Unwound n'a jamais passé pour de gros bourrins mais là, on frôle la léthargie. Les voix se perdent dans les airs, évanescentes. Le retour des shoegazers! On croirait presque entendre les Booradleys ("we invent you", "one like less"). Ambition des arrangements avec overdubs de synthés (un 4ème membre les accompagnera en concert pour appuyer sur les bonnes touches) qui imitent les violons ("terminus"). Même leur talent mélodique, la force du groupe, se dilue dans la mollesse des compos (à de rares exceptions près comme "december"). On se demande ce qui se passe. On retourne la pochette dans tous les sens. Non, c'est bien Unwound. Un Unwound qui a chaussé des chaussures trop grandes pour lui. On frôle carrément le mauvais goût sur certains morceaux ("october all over", "radio gra"). Leurs ballades tombent à plat, tension zéro tout au long de l'album. Et 74 minutes, c'est long! Unwound a voulu franchir un palier, c'est tout à leur honneur, mais ils viennent de rater la marche. Ca fait mal de le dire mais Unwound est passé à coté de son sujet et cet album est d'un intérêt médiocre. Les histoires d'amour finissent toujours mal....
SKX (16/05/2001)

US MAPLE
" talker " - CD
Drag City records 99
Ça commence comme un disque rayé, une grosse saleté malicieusement enregistrée c'est fait exprès pour embêter l'auditeur. On pousse un soupir, rassuré, le monde d'US Maple n'a pas changé. De prime abord, ça a tout l'air d'une sacré bande de pochards échoués par erreur dans un studio à qui on aurait eu le malheur de confier des instruments. Bozo le clown, alias Al Jonhson, porte-voix, fait toujours autant rire les foules, intonations improbables d'un toon déchu, la rythmique fait du cerf-volant et les cordes des guitares tiennent par miracle! " Confus ", " n'importe quoi ", c'est toujours ce qu'on ressent une fois les pieds mis chez ce quatuor de Chicago. Difficile de se raccrocher à quelque chose, la notion de structures a été abandonné depuis longtemps. On évolue dans une sphère totalement libre, pleine de courants d'air et de portes dans la gueule. Paraît-il qu'on appelle ça " no-wave ". Avec ce 3ème album, US Maple a considérablement ralenti la cadence, c'est faussement mou, tirant des bords de gauche à droite. Sans renier cependant un minimum d'hygiène, des limites à leur hystérie neurasthénique. Des bouts de mélodies, avortées dans l'œuf, et sans cesse tissées par les guitares (on en compte 2) les rattrapent de la chute libre, Al Jonhson d'une onomatopée geignarde pimentant la sauce. Musique casse-gueule, produite bizarrement par Mickael "Swans" Gira, US Maple réussi on ne sait comment à vous tenir en haleine une demi-heure durant. C'est beaucoup plus travaillé qu'une oreille discrète pourrait le croit. Une musique qui mérite de l'attention, au risque de passer à coté d'un groupe fortement original et complètement décalé. Et qui s'aventure très loin....
SKX (01/08/1999)
US MAPLE
" acre thrills " - CD
Drag City 01
Aussi régulier qu'une pendule, US MAPLE revient tous les deux ans. C'est à ce jour leur quatrième album. On arrêtera là pour toute compréhension logique. Car la musique des quatre héros de Chicago échappe à tout contrôle et autant laisser ces clichés aux vestiaires pour appréhender le monde atypique de US Maple. US Maple est, ce qu'on peut appeler à la base, un groupe rock. Quatre types normaux qui ont tous grandi avec le rock pour religion. Qui l'ont adoré pour mieux le détruire et qui se proposent depuis six ans désormais de le reconstruire. Et avec ce nouvel album sous le bras, US Maple va au bout de ses idées, arrive à maturité et délivre sans doute son opus le plus abouti. Aidé par Brian Paulson à la production (le son de "spiderland", c'est lui!), US Maple crée une oeuvre intemporelle, sans repères possible, fortement impressionniste. Plus de couplets, de refrains, de couplets, de riffs maintes et maintes fois entendus. Les morceaux n'ont ni débuts ni fins. Mode narratif où les deux guitares tissent, bavardent, luttent l'une contre l'autre, créent un dialecte connues que d'elles-mêmes. Où la batterie s'agite dans une absurde précision, pleine de rythmes irréguliers. Et au milieu de ce chaos méticuleusement organisé, Al Johnson, le magnifique. Un chant de tuberculeux, qui tient plus du souffle, un homme exténué qui s'évertuerait d'essayer de chanter et où le cri n'arriverait jamais à sortir du fond de la gorge. Où les paroles se résument en un grandiose "yeah, yeah, oh yeah, yeah, uh huh". Un chant unique, faut-il le préciser! Cet "Acre Thrills" présente onze scénettes qui respirent la classe, plus rythmées que son prédécesseur "Talker", surfent comme jamais entre les échardes de mélodies, des dissonances toujours dans la finesse. De l'élégance, de la perversité, de vraies compositions originales, un soupçon de danger. Le rock quoi! US Maple hisse l'art du bruit vers les sommets. Nul doute que nombre de groupes tenteront dans les années à venir de copier ce phrasé inimitable. Alors profitez en dès maintenant!
SKX (02/05/2001)
THE USAIMONSTER
" citizens of the universe " - Lp
Infrasound 02
Le cauchemar américain. Au dehors, la pression accélérée du mouvement. L'engloutissement dans l'impur. La déliquescence des moeurs. Un hideux pâté jaune et rouge, un vers gélatineux abritant un groupe à la forme mal définie. Duo collant jouant comme quatre. Bandes malsaines et samples du malin. Il pullule des banlieues blanches de maigres et hirsutes ayatollah du bruit, livides de ne jamais sortir de leur cave. Basse-batterie sur les traces de Lightning Bolt. Le chemin à parcourir reste important. On sent les prémices d'une jubilation intérieure, un élan qui se met en place. Mais le son est définitivement trop maigre pour fournir l'écrin à ses dissensions sonores. Une face les montre brouillon, rapide et bordélique. L'autre, avec seulement deux morceaux, prolonge l'effort. Les contours du couple surgissent de l'obscurité et se font chair plus consistante. On sent que cet énième duo est dans la marge, que ses moyens à proposer une alternative sont bien réels. La lumière est au bout.
SKX (18/09/2002)
Usaisamonster
Tasheyana Compost - CD
Load 2004

Et la lumière fut au bout! Les brouillons de jeunesse partis en fumée devant cette pièce maîtresse. Usaisamonster, à prononcer d'une traite sans respirer. Un duo qui s'est cherché et là, ils nous ont bien trouvé! D'ailleurs, la notion de duo est bien légère. Ce groupe a commencé à 4 en 2000 puis ils sont carrément passés à 7 avant de revenir à plus de normalité avec 4 membres puis 3 et enfin 2. Va t-on la prochaine fois assité au retour de l'homme orchestre?! En tout cas, leur duel guitare / batterie est agrémenté de moultes effets et bien malin qui pourrait deviner la formule magique. Basse, keyboard, deuxième guitare, tout ça n'est pas étranger à leur arsenal. Tout peut se produire dans la minute même. Un disque diaboliquement inventif, riche de mélodies et inclassable. Un chant qui hésite entre rage et désespoir. Des morceaux tour à tour légèrement dis sonnants, s'appuyant soit sur une idée de rythme, léger et vif sur l'homme, soit emmenés par un riff lumineux, des parties de guitares acérées ou louvoyantes. Ca commence comme une naïve ritournelle un brin décalée, ça passe à un sourd mais véhément grondement, puis un passage bruitiste avant un air qui rentre tout seul dans le beurre. On ne sait à quel saint se vouer, Usaisamonster est partout où on l'attends pas. Le duo vient d'être touché par la grâce. Leur noise-rock cacophonique des débuts s'est transformée en une musique fine et malicieuse, avec un song-writing qui tient le haut du pavé. Un des disques de l'année tout simplement!

SKX (28/03/2004)
website label www.loadrecords.com
sounds anal-lies.mp3

US MAPLE
purple on time - CD
Drag City / Ruminance 03
Ca jizze, swize et fuize, c'est le nouvel album de US Maple, le cinquième. Tout en glissade, sensuel comme jamais, cet opus glisse tout seul tout chaud le long de vos cuisses. Abordable est un grand bien mot. L'univers du groupe de Chicago reste à jamais dérangeant pour le néophyte de base. Mais ce " Purple on time " possède un déhanchement des plus doux avec un allègement des structures et un changement de batteur pour un jeu moins inventif certes mais qui permet de mettre des carcans à l'échappée belle des deux guitares fofolles. Tout gagne en fluidité, en petits coups de reins dosés. Je danse dans mon petit coin, tout en économie de mouvements. A ce titre, la reprise de Bob Dylan " Lay Lady Lay " est un vrai bijou ! Une classe naturelle, tout en sobriété à l'image des guitares qui tricotent dans la mesure, cinglantes juste ce qu'il faut. Et que dire de Al Johnson. Crooner ineffable de ses dames en goguettes dont le verbe racle le fond de la gorge et allume la mèche. Sonorités sourdes et roucoulements dans le creux de l'oreille. L'autre force de US Maple est de toujours s'entourer de producteurs de renoms. De Jim O' Rourke à Brian Paulson (le son de Slint) et cette fois-ci, John Mc Entire (Tortoise) pour un son qui pète dans le pourpre. Blues moderne, noise atypique et dénudée, tout droit descendu de Pere Ubu et Captain Beefheart, US Maple navigue dans des sphères hautes et indescriptibles, remplies de substances hallucinogènes. Ca baigne dans un confort remis en cause sans cesse, de silences et de cassures, une mise en danger dans un grand éclat de sexe. Un album subtilement beau et décalé. (Version vinly avec un titre supplémentaire et un packaging de feu de dieu !).
SKX (15/12/2003)

website groupe www.dragcity.com/bands/usmaple.html
website label www.chez.com/ruminance - www.dragcity.com
sounds
hvp001.free.fr/rumiweb/mp3/usmaple_lil_shocker.mp3 - hvp001.free.fr/rumiweb/mp3/usmaple_sweet_n_center.mp3
Unsane
Blood run - CD
Relapse 2005

Unsane se replonge dans le bain après 7 ans de silence et ressort toujours autant sanguinolent. Quand bien même on essaye de dissimuler le corps. Un cache-morale politiquement correct a été rajouté sur le CD. La misère. Je me rappelle avoir acheté leur premier album, celui à la tête tranchée, style je n'entendrais plus jamais siffler le train, un beau vinyl, tout frais, tout pimpant, dans un bac, aux yeux de tous et à la Fnac. Oui Monsieur. Les temps changent. Mais pas Unsane. La question n'est pas (n'est plus) de savoir si Unsane a évolué. Unsane ne changera (plus) jamais. Leur musique est définitivement ancrée dans l'histoire, scellée sur son sort aussi sûrement qu'un homme se jetant du 42ème étage d'une Twin Towers en feu. La question est plutôt de savoir si tout nouvel album d'Unsane est meilleur que le précédent. A quel place vais-je classer cet album dans le top five de mes disques préférés d'Unsane. Exactement comme un nouvel album des Cramps ou des Ramones à une autre époque. Blood Run sera en bonne place. Spencer, Signorelli, Curran. La fine équipe reconstitué. Rien ne bouge. On pourra toujours regretter ad viternam le décès du batteur originel Charlie Ondras et le jeu de Pete Shore qui donnaient une ampleur autrement plus saignante et dangereuse. Seule la voix et la guitare de Chris Spencer continuent de cracher son fiel, ses fuck avec toujours autant de conviction. La saturation, l'oppression, le malaise. Maître mots du vocabulaire d'Unsane. On pourra regretter également le jeu à l'économie du batteur Signorelli sur certains morceaux qui auraient mériter une plus grande implication. Mais les quadragénaires sont encore en vie et en paraissent dix de moins. La boule dans le ventre continue d'exercer sa pression. Release, D Train, le souffle du canon vous rattrape. Unsane est Unsane. C'est pour ça qu'on les aime. Un rappel de notre passé. Notre mauvaise conscience pour nous dire que la lutte n'est jamais finie. Le sang coule à nouveau.

SKX (04/07/2005)
website groupe www.theunsane.com
website label www.relpase.com
sounds Release.mp3

The Usa Is A Monster
Wohaw - Cd
Load 2005

Usa is a Monster est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur, c'était l'année dernière avec l'album Tasheyana Compost, un des best de 2004 tout simplement. Le pire, ce n'est peut-être pas pour cette fois-ci, mais on s'y approche. Ca doit bien être leur 3ème disque et pas un ne se ressemble. Stabilisé autour d'un duo guitare-batterie après une vie bien tumultueuse, Usa is a Monster plonge dans les affres du double-album, le truc conceptuel qui n'en finit pas, nous renvoyant dans les méandres de la musique progressive remise au goût noise du jour. Ca démarre pourtant pas trop mal, sur les bases du précédent avec un rock noise et dissonant, bizarre sur les bords mais qui passe. Puis la voix, insupportable, le synthé en sous-couche, les morceaux à rallonge, les structures en répétition, les pseudo mélodies sans saveur et les gros sabots débarquent. Franchement ennuyeux. La deuxième partie vire carrément à l'acoustique. Troubadours du moyen âge qui s'amourachent au coin du feu pour conter leurs vicissitudes quotidiennes, de faire la danse du ventre sur le début de God is red avant de rebondir sur du bordel sans forme, hippies de l'an 2000 qui nous prennent la tête mais qu'on se gardera bien d'enterrer définitivement vu l'imprévisibilité de la bête.

SKX (06/12/2005)
website label www.loadrecords.com
sounds riffscientist.mp3


Ultralyd
Chromosome gun - CD
Load 2005

Ca vous prend à la gorge et ça ne vous lâche plus. Il en va ainsi de certains disques, des disques de fous, des disques qui devraient vous faire fuir mais vous restez là comme un lapin pris dans les feux d'une bagnole et scotché sur la route à attendre que ça vous passe sur le corps comme un con. Ultralyd est une formation extrême, du froid pays norvégien. La basse énorme de Kjetil Brandsdal du groupe Noxagt, guitare, basse et sax/clarinette. Une performance qui sent l'improvisation mais pas de frime, que du charcuté, du violent, du désespéré, qui ne s'apesante pas dans des détours inutiles. Des grosses claques dans la tronche, des cuivres de fin du monde, ça déraille et ça repart. Une jam fiévreuse pour tous les accrocs des Flying Luttenbachers, Zu et Painkiller. La carte du tendre certes mais faut savoir ce qu'on veut de temps en temps.

SKX (27/06/2005)
website groupe www.noxagt.com
website label www.loadrecords.com
sounds track2.mp3

Uzeda
Stella - CD
Touch and Go 2006

Les Italiens de Uzeda refont surface après huit ans d'inactivité. Mais le duo et couple Giovanna Cacciola / Agostino Tilotta ne sont pas resté faire la farniente dans leur Sicile natal. Ils ont sillonné le monde et pondu deux albums avec leur autre projet Bellini. On restait donc sur Different section wires sorti en 1998, premier groupe européen sur le géant de l'indé américain Touch and Go. A l'époque, cet album ne m'avait pas laissé une marque très profonde. Pour l'occasion, je viens de le réécouter et l'impression est différente. Dans le bon sens. A la lumière des années, je comprends mieux pourquoi. Une production trop marquée Albini. Une batterie qui porte trop sa patte. Un Uzeda qui sonne beaucoup trop Shellac. Les compositions ont pourtant de la gueule. Et puis le Bellini est passé par là. Leurs sens se sont ouverts et le Uzeda d'aujourd'hui, sans perdre son affiliation Shellac, a une tout autre allure. Albini est toujours derrière les manettes. Mais la guitare a pris le pouvoir. Agostino a mis de la folie dans son jeu, donnant du caractère et de la personnalité à Uzeda. C'est le Vésuve qui éclate ! La section rythmique se met en retrait, ne donne plus l'impression que c'est Bob Weston qui tient la basse et, à la manière d'un Bellini, campe solidement les fondations. La seule qui ne change pas, c'est Giovanna. Tant mieux. Son chant de louve sur le qui-vive et séductrice est parfait dans une telle situation. Huit titres que je n'attendais pas à un tel niveau. Albini aime clamer à qui veut l'entendre que Uzeda est le meilleur groupe du monde. Sacré Steve, jamais avare de connerie! C'est surtout un disque de noise qui, comme le dernier Bellini aux ressemblances nombreuses, postule au rang de classique en la matière. Ca ne fait pas d'eux les rois du monde mais c'est déjà pas si mal, hein Steve !

SKX (17/09/2006)
website groupe www.myspace.com/uzedatheband
website label www.touchandgorecords.com


 
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