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ARCHIVES 1999 - 2006
 

QUAGMIRE
" Quiet is not loud " - CD
Carcrash 02
La Suède encore à l'honneur! Ca commence par un tube imparable : " line of work ". Sa basse ronflante, sa rythmique dynamique et malsaine sur les bords, sa mélodie vrillante, sa voix qui cherche à s'échapper de l'asile. On sent que Jesus Lizard et Shellac doivent traîner en bonne position sur leur pile de cds. L'instrumental qui suit (" malvinas ") ne dément pas et la ligne conductrice de Quagmire est toute trouvée. Mais si ce trio offre une indéniable garantie dans le genre, ils ont également autre chose à montrer. Comme ce " The economic war " de six minutes et quelques, dont la basse lorgne dans les coins vers le dub. Une propension à distiller leur colère de façon beaucoup moins véhémente que les gars de Chicago. Et une qualité énorme pour trouver la mélodie qui fait mouche, sans chercher à forcer le trait. Loin d'être cantonné au seul rôle d'ersatz. Dix perles à s'enfiler en toute décontraction. Se méfier de la bête qui dort.
SKX (04/06/2003)
THE QUATERHORSE
" I was on fire for you " - CD
Radio is down 03
Au grand galop, que je lâche les chiennes. Bullhead, au pied ! The Quaterhorse, un solide trio descendu de ses montagnes, des boucherons armés pour les hivers rudes en direct d'Olympia, la ville de K records et Karp. Donc tout ça nous renvoie aux Melvins, simple non ?! Lourdeur du bout de gras, bien arrimé au sol. Minimaliste dans leur approche d'une musique répétitive et puissante. Faut puiser du coté d'Unsane aussi, congénitalement inapte, loosers magnifiques qui ont quand même eu le tact de dealer deux jours avec Albini pour l'enregistrement de ce premier album. Chair fraîche dépecée dans de vieilles carnes ou comment recycler éternellement la même rengaine malsaine. Jusqu'à cacher une reprise des Melvins au fond de leurs chaussettes nauséabondes à la fin de la fin du CD. Hommage. La boucle est bouclée. Ca fait pas avancer grand-chose. Reste aux plus nostalgiques une bonne demi-heure d'avachissement, le coup endolori, le coup fatidique. Au suivant !
SKX (18/09/2003)
QUETZAL
" dead end tracks " - CD
Conspiracy 01
Ce qui n'est pas conscience immédiate est forcément liquide. Au lointain, la matière arrive, les contours prennent le temps pour se dessiner. Le flou trouve sa consistance. De la perspicacité, de l'attention, voilà ce que demande ce dernier album des Belges de Quetzal. Un objet fragile qui demande de la patience pour éclore. Des mélodies qui tiennent en équilibre, qui se dévoilent loin des flashs aveuglants et qui tiendront la distance. Des guitares aux sons claires, on sature rarement chez Quetzal. Ils ne s'abritent derrière aucun courant musical particulier, ne se servent d'aucune mode du moment. Pour autant, Quetzal ne révolutionne rien mais cultive son jardin secret. Si l'affiliation générique reste une certaine idée de l'emo-core, Quetzal garde sa propre sensibilité. Ose les violons, travaille les compostions en profondeur. L'ensemble est énergique, la dynamique joue les montagnes russes, les lentes montées où la mélodie ressort vers des sommets où l'explosion ne peut être que plus belle. Le faux pas est toujours proche. Quetzal a la mécanique qu'un rien ne viendrait dérégler. Notamment la voix, parfois trop criarde, aiguë et qui sied mal à certaines mélodies. Mais à l'image du digipack élégant, on sent beaucoup de réflexion derrière ces neuf titres, de la finesse et du travail pour mieux déjouer les pièges d'une musique qui n'a l'air de rien comme ça mais qui n'a pas fini de germer en vous pour peu que vous fassiez l'effort. De révéler ses secrets qui sans être renversants vous transportent toujours un peu plus haut. Le genre d'album qu'on chérit tout seul chez soi, à l'abri des oreilles trop pressées d'en découdre....
SKX (06/11/2001)




 
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