1000
TRAVELS OF JAWAHARLAL
"
owari wa konaï " - CD
Day After 03
Après
les 100 travaux d'Hercule, les 1000 voyages d'un certain
Jawaharal. Comme son nom ne l'indique pas, c'est du Japon
que nous provient ce nouveau groupe. Et autant pas traîner
en route car les Nippons (ni mauvais) ont le feu aux fesses.
Ce trio a été élevé à
la grande école du punk-rock mélodique et
en élèves très appliqués, ils
n'ont gardé que le meilleur : Leatherface et Jawbreaker.
Avec le poster au-dessus du lit de leur dieu à tous
: Hüsker Dü. Avec ça tout est dit ou presque.
Rien de bien nouveau à l'est. Et c'est pas le problème.
D'ailleurs ya pas de problème. Cette musique est
limpide, sincère, pas fait pour se prendre la tête.
Ca défile à 100 à l'heure. Kids bridés
dévastant le fast-food local. Les Converse même
pas trop grandes pour enjamber l'océan. Mettre les
pieds au plafond. Se goinfrer de mélodies sans graisse.
Le tsunami sans le goémon et les moules avariées.
Reprendre à tue-tête, les baguettes dans les
orbites, le trou bien nettoyé. Problème, ya
pas de problème. Fast music. Sourire jusqu'aux oreilles.
Et qu'on nous foutte la paix avec le reste !
SKX (09/09/2003)
|
4
WALLS
"
and the world aint square " - CD
Red Note 01
Une fois le toit volatilisé, restent les 4 murs.
Tom Cora parti dans un autre monde, Roof opte pour un autre
patronyme, se transforme en 4 Walls et change le violoncelle
contre un piano, avec Veryan Weston assis derrière.
Les trois autres murs restent identiques : Luc Ex à
la basse acoustique, Michael Vatcher à la batterie
et le déluré et très jeune dans sa
tête Phil Minton. La nuit enterre ses fébriles
ossements. Le rideau est tiré. Les fondations, cependant,
demeurent. Seules les pièces ont une atmosphère
différente. La consonance du piano apporte forcément
un grain nouveau par rapport au violoncelle. Une touche
jazzy plus prononcée, voir un relent de cabaret au
fond d'une ruelle débauchée. A se taper entre
quatre murs, de la ballade qui s'achève en cavalcade,
de la chansonnette nonchalante aux borborygmes, sifflements,
miaulements, envolées lyriques poussés par
le toujours étonnant organe vocal de Phil Minton.
Cet homme fait ce qu'il veut de sa voix. Tout ce qu'il veut.
Le poème de Ho Chi Mihn ou l'hymne de l'anarchiste,
mis en bouche par lui, prennent à coup sûr
un sacré coup de jeune. Les murs tremblent. Alternance
de passages free ou posés, les ruées du batteur,
les cascades du pianiste malmenant son instrument, le caressant
la seconde suivante. 4 Walls joue les courants d'air. Free-jazz-rock
libre comme le vent. Sage et emporté. Bouillonnant
d'idées. Il est difficile de ne pas faire un comparatif
avec Roof. L'ombre plane. De ne pas opposer l'émotion
des cordes du violoncelle et les touches bi-couleurs du
piano. La continuité sans la continuité. Quelques
pointillés plus tard, 4 Walls assume la transition,
reprend les bases et sans changer de fond en comble les
pièces, retouche la décoration avec doigté.
Des musiciens orfèvres et matures qui avancent au
feeling comme au premier jour. Non, leur monde n'est pas
carré. Une boucle jamais fermée qui avance
en regardant toujours loin devant eux.
SKX (06/09/2001) |
400
BLOWS
"
3-19-98 (live) " - CD
Total Annihilation records 98
Voilà
un groupe qui n'y va pas avec le dos de la cuillère.
Direct sur la highway sans passer par l'échangeur.
8 titres capturés en condition live. Bête sauvage
tout en électricité. Avec des titres aussi
évocateurs que " the bands must drink and junket
" ou " the bull that killed the matador ".
Un gros grain d'Unsane, une bouffée primaire du "
breach " de Nirvana, ce groupe US dépoussière,
relifte et retape la robinetterie d'une pincée de
primarité actuelle. Larsens, rythmique de plomb,
le bonheur est simple comme un coup de gratte qui se perd
au cul. Mais c'est pour mieux te manger mon enfant. Annihilation
totale répondit le label.
SKX (15/11/1999)
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400
YEARS
"
Transmitt Failure " - Lp
Lovitt records 98
Un déroulement inébranlable et limpide de
10 morceaux de chairs palpitantes. Rougeoyant la face de
la jeunesse car juvénile bien qu'un rien désespéré.
De l'emo-core fièrement debout, ça s'enchaîne
sur le juke-box, ça fait du bien de crier sa rage
sur fonds d'idéaux post-ado, ça se sentbien,
là, au fond des viscères, pour un peu, on
se roulerait par terre à l'écoute de cet album
parfait.Les voix se bousculent, sonnent claires ou éructent
dans la gamme, à peine le temps de balancerquelques
arpèges, la torche se rallume. C'est fin et racé
et ça s'écoute en boucles.
SKX (30/03/1999) |
90
DAY MEN
"
to everybody " - CD
Southern 02
90
Day Men quitte définitivement le giron du noise-rock.
Les débuts avec les comparaisons incessantes entre
Albini et tout ce qu'il a pu engendrer comme rejetons sont
un passé révolu. C'était déjà
vrai avec leur précédent et premier album.
Avec ce deuxième, ils poussent le bouchon encore
plus loin. Le clavier, jusqu'ici relégué à
un rôle de faire-valoir, utilisé comme simple
arrangeur et diffuseur d'ambiance, devient un orgueilleux
piano, la pièce centrale de la musique de 90 Day
Men. Au détriment de la guitare qui s'éclipse
et joue le rôle de remplacent de luxe sur le banc
de touche. Heureusement pour le rock, la rythmique reste
dans les parages. Souple et féline, elle offre une
ossature salvatrice. Le problème avec tout ces changements,
c'est qu'on y perd en intérêt. C'est presque
back to the seventies. Ray Manzareck est de retour, sauve
qui peut! C'est particulièrement flagrant sur "we
blame Chicago" et "alligator" où,
non seulement à cause du piano, mais aussi à
cause des accords de guitare, qui s'amusent à remettre
à la mode le pantalon moule-burnes et font couler
le rimmel. L'ambiance générale sent la naphtaline
et la fuite en avant est conseillée. L'album avait
pourtant bien débuté avec deux morceaux qui
gardaient le nerf de la guerre. 90 Day Men avec sa part
de mystère, cette voix enjôleuse, ces ambiances
sombres et tendues. Mais ils se sont perdus en route, ont
cafouillé leurs gammes. Le piano n'en fait qu'à
sa tête, et il en fait des tonnes. 90 Day Men, à
trop vouloir se démarquer, risque de s'isoler dans
sa tour d'ivoire. Dommage, car on sent que ce groupe a un
réel talent, notamment la section rythmique, mais
une utilisation plus appropriée du piano et un retour
vers le présent les feront repartir vers un avenir
qui s'annonçait prometteur....
SKX (15/04/2002)
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90
DAY MEN
"
[it (is) it] critical band " - CD
Southern 00
Ca
m'échappe. Cette musique me glisse entre les doigts.
Tout fonctionne au ralenti, une scène en décalage
subtil. Un reflet brouillé de ce qui se passe devant
nos portes. Après trois singles sous-fifres d'un
monde baignant dans les eaux limoneuses de Shellac, temps
idéal pour un bourgeonnement en toute tranquillité,
90 Day Men accouche d'un premier album surprenant et très
personnel. Au lieu de l'attaque frontale et du chaos sonore,
ils passent par les cotés. Place aux bouffées
d'air frais, à une rythmique souple et dynamique,
sans course folle. Une énergie contrôlée,
une implosion aux contours sombres, de la subtilité
dans les arrangements, une voix qui traîne. Cette
notion du bruit tranche avec ses contemporains. On prend
le temps d'asseoir ses structures, d'expérimenter
le bidule, de bifurquer dans des ambiances presque jazzy,
de s'éloigner d'un bruit blanc maladif et pervers.
Les rares moments de cacophonies ne virent jamais au rouge.
La connexion se fait en douceur, pénétrer
dans leur intimité demande du temps. Un monde à
la tension sans cesse sous-jacente, des ambiances à
double-tranchant, aigre-douce. Noise-rock fonctionnant au
faux ralenti, compositions fines et recherchées,
une musique à part où les repères manquent
et ce n'est pas la seule qualité d'un groupe qui
a su se faire sa propre critique et évoluer à
son rythme dans une direction osée et qui s'avère
gagnante au décompte final.
SKX (27/11/2000) |
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400
Blows
Black Rainbow - CD
Rehash 04
La dernière fois que j'avais entendu parler de
ce groupe, c'était bien ya quatre, cinq ans pour
la sortie (très confidentielle) de leur premier
album. Depuis, silence radio, même pas l'annonce
d'un bout de chanson sur une compilation de troisième
zone. Et puis là, résurrection, double sortie
avec cet album et un 45 en prime sur Gold Standard Laboratories
direct, un label qui a le vent en poupe. Entre ces deux
époques, pas l'ombre d'une explication sur leur
absence mais ils reviennent sévèrement burnés.
Leur premier album sonnait comme un habile croisement
de Melvins et Unsane. Ces comparaisons tiennent toujours
la route mais forcément réducteur d'un champ
de tir pilonné avec leurs armes qui leurs sont
propres. 400 Blows, trio californien avec un batteur,
un guitariste et un chanteur tout en cuir jusqu'au bout
des gants... Approche minimaliste d'une formule qui génère
un bruit brut, dégrossi juste ce qu'il faut, tranchant,
précis et bien épais en même temps.
Une sale voix bien éraillée qui leur sied
bien au teint (c'est sûr qu'une voix de castra l'aurait
moins bien fait), des gros riffs qui marquent au sol,
une batterie bien campée sur ses fondements, 400
Blows a quelque chose de martiale et implacable tout en
laissant suffisamment d'espace dans ses rangs pour les
plus claustrophobes d'entre vous. Comme si les Melvins
se mettait à faire du Shellac avec l'esprit de
Motorhead! Putain, ça faisait longtemps que j'avais
pas sorti une si belle connerie! Du balai, 400 Blows revient
parmi les vivants et c'est tant mieux pour nous!
SKX (19/03/04)
website
groupe
www.400blows.net
website
label
www.rehashrecords.com
sounds
www.rehashrecords.com/audio.asp
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31
Knots
The curse of the longest day - CDEP
Own 2004
Atypique
31 Knots. Un trio sur la tangente. Après deux albums
remarqués, ce groupe de Portland, à l'orée
d'une nouvelle tournée en Europe, nous sert un (solide)
amuse-gueule. Et toujours sur un fil invisible, à
jouer les équilibristes entre le monde pop et un
rock angulaire. Quatre titres (plus un interlude) qui a
le charme de la pop. Décalés certes mais pop
par essence. Son chant. Véritable chant, qui vous
transporte comme il pourrait aussi bien vous agacer. 31
Knots se laisse aller encore plus loin, se dénude,
dépouille ses mélodies, envoie les violons
sur "the corpse and the carcass", petite pièce
baroque en toute simplicité et son air entêtant
de piano qu'on aurait pu entendre chez Yann Tiersen. C'est
ça qui est énervant chez ce groupe. Cette
déconcertante facilité à chiader des
mélodies, lumineuses. Cet air presque maniéré
qu'ils ont de composer. Mais de toujours retomber sur leurs
pattes. Car ils savent rocker, envoyer le riff de guitare
assassin, le rythme qui fait plier le corps, vous envelopper
tout ça pour conquérir un public large et
exigeant. Ce disque met cette ambiguïté en avant
plus que jamais et c'est là tout leur intérêt
et leur personnalité. Ne vous fiez pas aux premières
apparences. Ce nouveau disque a des apparats princiers mais
l'intérieur est dense et vibrant.
SKX
(11/10/2004)
website
groupe www.31knots.com
website
labe www.ownrecords.com
sounds
thestoryofivannormal.mp3
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2up
Teenage mondo trash - CD
Ache 2006
A
chaque jour suffit sa peine. Aujourd'hui, elle s'appellera
2up. L'effet japonais multiplié par deux. Batteur
et chanteur-guitariste. Le plus long morceau dure une
minute et vingt-six secondes. Yen a seize en tout. Bref
résumé de la situation. Tetsunori Tawaraya
poussait la chansonnette auparavant dans Dosage and Usage.
Sorte de diva avec des poils dans le plus pur style japonais.
Ce chant particulier qui va chercher dans les aigues je
ne sais quelle raison d'aboyer avant de redescendre dans
les limites du supportable, dans un mélange d'anglo-nippon,
désolé mais je comprend pas bien. Le batteur
se donne sans compter. Les structures ne sont pas du grand
n'importe quoi. C'est pas les Locust non plus. Quelques
titres surnagent dans le lot comme Sirloin, son
riff sympatoche et ses silences pour mieux délimiter
son territoire. Des cris, des cymbales, des pains dans
la tronche qui arrivent de tous les cotés avec
un sens du minimalisme agressif très développé.
Le genre petit mais costaud. A ce rythme, tout se ressemble
comme sur un premier album des Melt-Banana. Le guitariste
a heureusement de bonnes idées pour ne pas vous
lobotomiser gratuitement. Garder une énergie bien
punk de bout en bout. Pas d'effets. Que du direct. Taillé
pour le sprint, il s'en faut de peu pour que l'on s'essouffle
avant eux.
SKX
(21/09/2006)
website groupe appuappu.com
website label www.acherecords.com
sounds Semedain.mp3
| Monpe.mp3
|
16-17
16-17 + Hardkore & Buffbunker + When all else fails
- 2xCDs
Savage Land 2005
Les
rééditions, il n'en manque pas sur le marché.
Mais celle qui se présente à vous est plus
que utile et peut être considérée
comme une véritable nouveauté tant 16-17
semble être tomber dans les limbes de l'oubli. 16-17
est un trio suisse dont les soubresauts remontent au milieu
des années 80. Un groupe pionner des musiques extrêmes,
dans l'art de mélanger le free-jazz et l'énergie
du hardcore, se faire rencontrer des sonorités
électroniques et le nihilisme punk. Depuis, Painkiller,
Flying Luttenbachers, les Italiens de Zu sont passés
par là mais ils doivent énormément
à ces avant-gardistes. Savage Land, label lyonnais,
a eu la bonne idée de ressortir leurs albums du
placard.
Sur ce double-CD, trois enregistrements différents.
Reprenons l'histoire dans le bon ordre. Hardkore &
Buffbunker, première trace de 16-17, uniquement
sorti en cassette (la préhistoire), enregistré
live en 1984 à Zurich que Calypso Now s'était
chargé de réaliser et distribuer. Trois
entités de chairs et de cris qui ont pour nom Alex
Buess au sax-alto (qui jouera aussi avec le mega groupe
apocalyptique God, groupe de Kevin Martin auquel a collaboré
un certain Justin Broadrick), Knut Remond pour la batterie
et Markus Kneubühler pour la e-guitare et les effets
electro. Le sax de Buess vous prend d'assaut à
la gorge sur Hardkore I, soufflant comme un damné
pendant qu'un solide rythme propulse l'ensemble. Et quand
il ne se ruine pas les poumons, il vocifère comme
il joue du sax sur Hardkore II en alternance avec
son instrument fétiche. Il faut attendre Buffbunker
IV pour que 16-17 entreprenne de se calmer au cours
de sept minutes abstraites et l'hypnose d'une ligne de
basse. Cinq titres en tout, tout trépidant et en
brutalité, rebondissant sur tous les styles sans
s'arrêter sur un en particulier, passant allègrement
de la new-wave d'un James Chance et ses Contortions au
bouillonnement d'un Miles Davis. L'année 1984 n'était
sans doute pas prête à ça et le public
de Zürich encore moins.
Il faut attendre 1987 pour voir le 1er album de 16-17.
Un album éponyme (16-17), présent
sur ce même CD et réalisé à
l'origine par Rec Rec. Les quatre morceaux pour débuter
sont issus d'un enregistrement studio. L'impact physique
de la batterie vous saute directement dessus. Alex Buess
s'enivre de tonalités libérées et
d'un bon coup dans les bronches. Le rythme derrière
continue de vous marteler les tympans comme sur l'impressionnant
Davul et que de fines stridences finissent par
vous lacérer. Les trois derniers morceaux sont
à nouveau des enregistrements live. Une mixture
sans fard avec les huit minutes d'un Bomba Bomba
où 16-17 nous fait la totale. Entre les bruits
industriels d'un Einsturzende Neubauten, les frasques
de Buess au chant, les drôles de sons qu'il tire
de son saxo et la démence du final, on a là
un morceau complètement éclaté et
lunaire.
Le 3ème enregistrement a le droit à son
CD tout seul. C'est l'album When all else fails
sorti par Visions en 1989. Un album concis, qui va droit
au but. Seulement six morceaux pour un peu plus d'une
demi-heure d'une bête dévastant tout dans
son champ d'action. Sneak preview est une charge
frontale sans repos pour l'âme. Chaque coup de baguette
de Kurt Remond est d'une précision diabolique,
que ce soit avec une batterie classique ou une batterie
électronique et son jeu inventif et physique est
pour beaucoup dans l'hypnose que procurent les affres
décibeliques de 16-17. C'est toujours enregistré
dans des conditions live sur un 4 pistes pour un impact
et un rendu encore plus cru, le groupe s'excusant presque
dans les notes de pochette d'avoir dû retravailler
quelques sons en studio plus tard. 16-17, un groupe de
scène avant tout, dans la grande tradition des
jazzmen mais avec l'approche de punks, l'amour pour le
bruit brut, la transe procurée par le rythme tour
à tour tribal ou effroyablement répétitif,
le choc du son sur l'auditeur, faire corps au sens strict
du terme avec la musique. Coller vous les morceaux Clap
trap et Spit it out et essayer de respirer
après ça. Jamais eu autant de plaisir à
se faire lobotomiser. When all else fails, machine
primaire et originale dans lequel on retrouve l'esprit
du God de The Anatomy of addiction en version réduite
et boule ramassée prête à bondir.
Un album injustement méconnu qui devrait figurer
en haut de toutes piles de disques d'amoureux de musiques
autant avant-gardistes que bassement rock. 15 ans plus
tard, Weasel Walter (Flying Luttenbachers) s'est occupé
de remasteriser ces 3 enregistrements. Pour avoir réussi
à me procurer récemment When all else
fails en vinyl d'origine dans les méandres
d'internet, ce groupe 16-17 n'a pas pris une ride et Weasel
Walter n'a pas du avoir grand-chose à faire. Espérons
que cette réédition qui respecte en tout
point les artworks originaux rend justice aux 3 Suisses.
16-17
sortira d'autres disques par la suite dont le phénoménal
Gyatso en 1994 sur Pathological puis deux autres
maxis et comptait dans ses rangs lors de ses dernières
prestations le dénommé Michael Wertmuller,
l'ex-batteur de Alboth !, autre groupe parmi d'autres
dont l'influence de 16-17 sur leur travail a été
prépondérante. Espérons que Savage
Land continue son travail de l'ombre.
SKX
(18/11/2007)
website groupe www.myspace.com/sixteenseventeen
website label www.savagelandrecords.com
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16-17
Gyatso - CD
Savage Land 2008
Savage
Land, label lyonnais, poursuit son uvre de restauration.
Trois après Hardkore & Buffbunker
et When all else fail, c'est
la pièce maîtresse de la discographie de
16-17 qui revoit la lumière du jour. Un disque
on ne peut plus d'actualité puisque Gyatso est
le nom d'un moine tibétain (Palden Gyatso) incarcéré
et torturé pendant 33 années dans les prisons
chinoises. Un retour de flamme olympique d'un album tourmenté
pour célébrer la force de vie de ce moine
qui a survécu au cauchemar. Un album comme un parcours
semé d'embûches, rien d'une ballade printanière.
L'écoute est accidentée, dense, âpre
mais délivre une énergie libératrice,
expulsion de haine et rédemption au bout du chemin.
Après un hiatus de quatre ans où le groupe
se fait rare, l'intérêt de Alex Buess (saxophoniste
et tête pensante de 16-17) en 1994 pour les techniques
d'enregistrement va changer la donne. Avant tout un groupe
de scène, aimant sur leurs précédents
disques recréer en studio des conditions d'enregistrements
live, voir carrément mettre des morceaux pris dans
la fournaise de concerts, ils vont cette fois-ci passer
sous l'ère du numérique, faire rentrer leur
rage dans les tuyaux d'ordinateurs, la soumettre à
Saint Pro-Tools, infiltrer leur colère de samples
tortueux. La rencontre de Buess et Kevin Martin (God)
lors de l'enregistrement du deuxième album de Alboth!
en 1993 puis plus tard quand Buess sera invité
sur Ice, un autre projet de Martin, sera déterminante.
Si la base de travail reste des morceaux issus de sessions
live par le trio original (Buess-Kneubühler-Remond),
Martin va apporter toute sa science de studio pour retravailler
avec Buess la matière vivante de 16-17. Et Dieu
sait dans son infinité bonté combien cette
chair est vivante. Volcanique. Le Phil Spector de l'enfer
comme s'amusait à s'auto-proclamer Martin va construire
un mur du son à la mesure de la folie de 16-17,
le propulsant dans un monde à des années
lumière de la scène jazz d'où est
issue Buess et sa clique. Si à l'époque,
cette nouvelle approche est un crime de lèse-majesté
pour certains puristes du groupe, le résultat est
totalement bluffant. L'énergie du groupe reste
intacte. Elle est même amplifiée, décuplée,
impressionnante.
Il suffit d'enclencher la bête pour s'en persuader.
Attack-Impulse, morceau d'ouverture, met KO au premier
round. Rythmique primaire, caisse claire en rafale à
basse altitude, saxo démoniaque joué tout
autant sauvagement, c'est une charge en avant jouissive
et bestiale. Le duo Buess-Martin s'est amuser à
broyer, découper, hacher la matière première
du groupe, rajouter des couches sonores, des strates de
poison et des vagues de représailles. L'invité
de marque Christian Green (Godflesh) et sa basse menaçante
ne fait rien pour mettre un peu de douceur. N'empêche,
n'empêche. Ce disque est loin d'être un seul
produit de studio. Un monstre de technologie froid et
sans âme. C'est bien de rock dont on parle. Un rock
extrême, sans concession, aux confins du jazz, du
metal, du punk, à la croisée des Flying
Luttenbachers, God(flesh), John Zorn. 16-17 secoue violemment
les convenances, redistribue les rôles et les gifles,
passe de morceaux plus cérébraux et déconstruits
à des morceaux physiques, étouffants, à
coup de rythmes enfonçant le clou de vos angoisses
de façon tour à tour sommaire ou tribale.
Un disque aux possibilités infinies symbolisé
par les deux derniers morceaux sous forme de remixes.
The Trawler et Motor, présents au
générique sur ce Gyatso, revus (mais
pas forcément corrigés en mieux) par les
deux savants fous, leurs désirs et limites d'expérimentation
semblant démesurés.
Comme pour la précédente réédition,
Weasel Walter s'est coltiné la remasterisation
sans que cela sonne prépondérant (Gyatso,
14 ans d'existence et toutes ses dents). La pochette (parue
en 1994 sur Pathological, le label de Kevin Martin) a
quant à elle subi un relifting. La photo de l'actuelle
pochette figurait à l'origine à l'intérieur
du livret et Jason Pettigrew (Alternative Press) a écrit
l'oraison de cet album qui retrouve une seconde vie. Jamais
un groupe original n'aura autant mérité
la banale conclusion : à découvrir d'urgence.
SKX
(114/04/2008)
website groupe www.myspace.com/sixteenseventeen
website label www.savagelandrecords.com
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31
Knots
The days and nights of
everything anywhere
CD
Polyvinyl 2007
Le
monde bigarré de 31Knots de nouveau à l'assaut
de nos contradictions. Le genre de groupe typique pour
ressortir les poncifs comme pas assez pop pour les puristes,
trop précieux pour les rockers, pas assez ceci
pour les pingouins, pas assez de ça pour les tanches
et je t'en foutrais des vertes et des pas mûres.
Une vision de la pop qui doit toujours aller de l'avant,
en digne héritier des Beatles, ne jamais se contenter
de ses acquis, expérimenter, tenter des assemblages
de l'impossible sans avoir l'air ridicule. Mais comme
le punk est depuis passé sur la carcasse de Lennon,
leur pop à eux a pris du nerf et du muscle. Ca
va donc de Chokebore qui aurait pris de l'épaisseur
sur deux morceaux qui n'atteignent même pas les
deux minutes à la ballade digne d'un Black Heart
Procession baroque et énervé. Des arrangements
toujours osés, des queues de pianos, des archers
de violons, des embouts de trompette, un sifflet de carnaval,
un chant clair et mélodique se transformant régulièrement
en un chant rageur, des guitares cinglantes, des bidouillages
non identifiés et le sens de la compo toujours
aussi affiné pour des tubes de pop exigeants (The
Salted tongue). Contrairement à l'album précédent
Talk like blood, ce cinquième album (en
sept ans !) perd moins de temps en route. Greg Saunier
(Deerhoof) a su donner une direction plus franche du collier
malgré tous les recoins, dessiner à ces
esprits luxuriants, un coffre à jouets pour adulte.
31 Knots, groupe de pop excentrique qui ne donne pas de
limite à leur musique ambitieuse. Encore une belle
pièce à leur actif.
SKX
(24/06/2007)
website groupe www.31knots.com
website label www.polyvinylrecords.com
sounds prc-127-04.mp3
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37500
Yens / L'Ombre de la souris dans la deuxième lune
split 10''
8 Tracks recording 2007
Dans
ce très beau format qu'ait le 10'', soit 25 centimètres,
soit une belle taille et qui me fait penser à La
Lame du mat du Cheval de Frise, dans le format et
dans l'esthétisme de la pochette, deux groupes
de l'Est français. Et quand on invoque Cheval de
Frise, c'est aussi dans l'esprit. L'instrumentalité
des compositions, le sens de la recherche musicale, allez
un peu plus loin que les codes en vigueur (qu'ils y arrivent
ou pas est une autre histoire), une envie de beau mélangée
à une sourde rage rock. Le nom de L'Ombre de la
souris dans la deuxième lune n'a sans doute de
sens que pour ces protagonistes mais quand on sait que
des anciens Rroselicoeur traînent là-dedans,
on s'en étonne qu'à moitié
Philipp Van Defeew, c'est le nom de la pièce,
est un morceau à tiroirs multiples. Presque trop
mais le groupe agence tout ça avec douceur, subtilité,
tellement qu'il en ait presque trop sage malgré
ses parties plus nerveuses. Ca fait beaucoup de "
presque ", je vous l'accorde. Dans le style math/post-rock
éclairé, le groupe se défend aisément.
C'est beau, c'est soigné, c'est enlevé.
Mais c'est presque trop parfait justement. Manque ce grain
de sable et de folie. Mais pour un premier morceau, c'est
déjà pas mal. On attend la suite. 37500
Yens, c'est ce duo de Reims dont l'album m'avait collé
au plafond du fond. On ne sait pas si ce titre, Corrélation,
a été enregistré avant ou après
mais il ne semble pas du même moule. On sent un
(léger) coup de moins bien dans le rendu et le
percutant. Ca reste du 37500 Yens. Alerte, généreux,
évolutif, qui vous enveloppe dans sa couche de
mystère. Mais comme pour L'Ombre de la souris,
on les sent un peu trop attentionné. La bride ne
se lâche pas si facilement que sur Astero.
Du bon boulot tout de même pour un split en adéquation
avec sa pochette. A moins que ce soit l'inverse.
SKX
(14/11/2007)
website groupe www.myspace.com/37500yens
| www.myspace.com/lombredelasourisdansladeuxiemelune
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37500
Yens
Astero - CD
Distille 2007
Ca
fait à peine six jours que j'ai cet album entre
les mains mais c'est largement suffisant pour en parler
vu que je l'écoute en boucle. 37500 Yens, deux
chacals en provenance de Reims, sortant un premier album
complètement bluffant. La catégorie duo
mais celle qui sort de l'ordinaire. Pas le duo de service
qui vous donnera dans l'habituelle équation math-rock.
De leurs batterie et guitare, ils en tirent beaucoup plus
que ça. Bien sûr, il y a un peu de ça.
Un peu de cette complexité de bon aloi, de ce dialogue
un rien échevelé entre deux musiciens qui
parlent le même langage. Mais ce premier album est
beaucoup plus que ça. Toutes ces compositions ont
- allez je n'ai pas peur, je lâche le mot - une
âme. Une âme où toute notion de technicité
est largement dépassée. Des morceaux avec
chacun leur ambiance, leur trouble qui vous prend aux
tripes. Ces atmosphères variées auxquelles
on ne s'attendait pas venant d'un duo. Car 37500 Yens
ne se contentent pas d'une instrumentation limitée.
Des samples sur le jazzy Microphonie. Un saxophone
en mode free et déjanté sur Canard boiteux
et joué par le père du guitariste. Un chant
- ou plutôt un cri de bête agonisante - sur
The Sullivan's Quartet qui, même si il ne
dure que quelques secondes, fait son effet. Tout un tas
de détails qui, mis bout à bout, forment
une cohérence stupéfiante. Ce groupe viendrait
de Lyon que la comparaison avec les Bästard leur
sauterait dessus aussitôt. Bien que différent,
ils partagent avec les lyonnais cette même musicalité,
cette même retenue dans un rock qui sait pourtant
se faire véhément et explosif, à
la manière également des autres lyonnais
de Doppler. Des arpèges qui vous bercent, un riff
qui vous pète à la tronche, une cavalcade
qui vous laisse pantelant sur le bord de la route. 37500
Yens joue avec les sentiments. Le son est éclatant.
Ca claque, c'est net (enregistrement et mixage que l'on
doit à un certain Urb1 à L'Ilot, chapeau
mec !). Tout est parfaitement en place. Huit morceaux
qui vous emmènent très loin, très
haut. Quand la musique noise est pensée aussi bien
avec la tête qu'avec le coeur, que des groupes cherchent
encore à se démarquer des schémas
pré-établis, on a droit un album carrément
impressionnant. Une révélation.
SKX
(16/06/2007)
website groupe myspace.com/37500yens
website label www.distilerecords.com
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3hostwomexicansandatinofspanners
Pegasus bridge - CD
Noisestar 2005
32
foutus caractères (oui j'ai que ça à
foutre de compter) en rang d'oignons dont je vous laisserais
le soin de détacher les possibles significations.
Pour économiser du temps et mes doigts, on réduira
ce blaire impossible à 3hos. Bon voilà,
ça c'est fait. Donc 3hos, ce sont quatre jeunes
londoniens, pas franchement dans le vent, qui en ont rien
à foutre de passer à Top of the pops et
qui ont un sens de l'humour aussi gras que leur pudding.
Un groupe à la morale déplorable, sexuellement
perturbé, de grands ados sans doute bourrés
comme des Anglais quand ils ont enregistré ça
et c'est tant mieux. Car ce Pegasus bridge, c'est
du pur putain de punk-rock. Qui ne se prend pas au sérieux
mais qui le font sérieusement. Un coup de pieds
dans les bollocks à tous leurs compatriotes et
leurs cousins les américains. A tous ceux qui ont
un balai dans le cul et qui n'aiment pas quand on tourne
le manche. Dès l'intro Dens, on sent bien
qu'on a mis le doigt (au bas mot) dans un truc pas catholique.
Le chanteur prend des intonations à la con. Les
riffs de guitares sont gras et tranchants. Ca sent le
rip-off de classiques foireux à chaque étage.
Et tout ça est lourd, triomphalement puissant.
Comme si Part Chimp faisait du Mclusky mais sans l'allusion
grossière à Shellac et le fun en plus. Ca
enfile les perles, ça les lâche, ça
rue dans les brancards, c'est jubilant, surtout dans les
dents. Des titres de morceaux aussi ridiculement long
que leur nom et tout en finesse (coked up supermodels
licking shit off a blind vicars cock, although
michael moore is a virtuous individual he is an appalling
film maker, fuck off fuck off please like me please
like me). Un chanteur frénétique, qui
rap presque sur public order offences keep solicitors
in work. Des tonnes de guitares et de cymbales qui
vous bousculent dans tous les sens. Ya pas à chier,
ce Pegasus bridge est un grand album plein de bravoure
qui vous donne envie d'être Anglais. Nan, je déconne.
Mais ces jeunes branleurs cachent bien leur jeu. Allez
jetez un il à leur FAQ sur leur site. Vous
saurez entre autres pourquoi ils ont choisi un nom à
rallonge. C'est pour mieux emmerder le système,
être le moins commercial et cool possible. Ces jeunes
gens, sous leurs airs de hooligans, ont une conscience
élevée de leur mission , music never
changed anything, but the people who listen to it did,
c'est eux qui le disent, c'est profond mais on les aime
pour tout et Pegasus bridge est un disque qui rend
moins bête. Leur prochain album sort d'ici peu.
Il s'appellera Everything is fucking shit. J'les
adore. Bientôt en tête de gondole.
SKX
(23/01/2007)
website groupe www.3hos.com
website label www.noisestar.co.uk
sounds public.mp3
| thisman.mp3
| cctv.mp3
| capitalist.mp3
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3hostwomexicansandatinofspanners
Everything is fucking shit - CD
Self-released 2007
Everything
is fucking shit, surtout quand il s'agit de mettre
la main sur ce putain de disque. 3hostwomexicansandatinofspanners
passe toujours pour un groupe du dimanche, dont la promo
et la distribution sont le cadet de leur souci, on parle
même pas du plan de carrière. Fâchés
avec le music business, fâchés avec leur
gouvernement (mais qui ne l'est pas hein ma bonne dame
!), fâchés avec leurs voisins et j'en suis
sûr, fâchés avec eux-mêmes, 3host
(pour les intimes mais comme yen a peu...) continue de
tirer sur tout ce qui bouge, à vue et avec humour.
C'est mieux. Thatcher en cible principale et en bikini
avec un AK 47 entre les poignes, Lady Diana avec un corps
de bouledogue, c'est légèrement daté
mais fuck off n'est ce pas, encore plus quand c'est représenté
sur une pochette artistiquement irréprochable,
nécessitant au moins un quart d'heure d'initiation
à photoshop. Everything is fucking shit
qu'ils ont dit. Par contre, la musique n'a toujours rien
de merdique. Sur leur lancée d'un Pegasus Bridge
conquérant, ce quatuor anglais continue de frapper
court et efficace tout comme leurs titres sont longs et
loufoques, la palme allant à I don't give a
shit which nigger has to dig it out the ground, i just
want a diamond on my finger. Pas la peine de chercher
ce titre sur la pochette, l'imprimeur a refusé
de le mettre et le groupe, compréhensif, n'y a
pas vu d'inconvénient. Provocateur mais pas con.
Et pourtant, la connerie, c'est pas ça qui leur
manque. Prenez l'exemple de We are the police.
La première fois que vous l'entendez, vous vous
demandez, bordel, c'est quoi déjà ce morceau
de Fugazi. Mais non, ce n'est pas une reprise. Ian Mackaye
et sa bande n'ont jamais eu de titre comme ça à
leur répertoire. Mais c'est le plagiat total. Tellement
évident qu'on est plutôt dans le domaine
de la blague d'Oxes se faisant passer pour Arab on Radar.
Mais à partir de là, difficile de ne plus
penser à l'influence de Fugazi sur 3host. Une influence
qui ne confine pas au plagiat systématique, on
en est loin, mais avec leurs conneries, on fini par entendre
du Fugazi à tous les étages. Dans cette
basse assez groovante, ces attaques de guitare, et en
général, par cette capacité d'accoucher
de morceaux qui sonnent tous comme des classiques. 3host
possède un sacré sens de l'accroche tout
allant bien plus directement au but (et un sens du politiquement
correcte très différent). J'entrave rien
aux paroles mais je sais encore reconnaître un bon
motherfucking cock, shit, suck et autres moments de tendresse
comme sur The Abso generation et son rythme fiévreux.
Mais avant tout, 3host a dû naître dans une
précédente vie en 1976, partagé quelques
affiches avec The Damned et les Ruts et écrire
une pelleté d'hymnes punk-rock comme Kill me
i'm working class, There is no economic benefit
to being gay et It's all Thatcher's fault avec
un son bien cru et tranchant. La fibre prolo et punk,
3host connaît ses classiques et vient de donner
vie à un second album qui risque encore bien de
rester dans le caniveau.
SKX
(18/10/2008)
website groupe www.3hos.com
website label www.noisestar.co.uk
sounds www.3hos.com/wma/thatcher.mp3
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