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ARCHIVES 1999 - 2006
 

JANMICHAELVINCENTCARCRASH/
HUMANBODYFLAWED
" s/t " - 7"
Obtuse Mule 01
On rase gratis aujourd'hui chez Obtuse Mule. C'est torture mentale à chaque étage. La roulette russe commence par un groupe à faire frémir toute intelligence extra-terrestre. Avec Janmichaelvincentcarcrash, le héros de la série aurait trouvé le remède infaillible pour renvoyer les visiteurs chez eux, les soucoupes à leur cou. Un morceau produit par Kurt 'Converge' Ballou, l'autre par Steve 'Today is the day' Austin. Le territoire est marqué. Vous savez à quoi vous attendre. Avec autant de poids sur les épaules, les lascars s'en sortent haut la main. C'est névrosé à souhait, cumulant les tares des groupes références, en y ajoutant une surdose dans la perversité des structures. Humanbodyflawed, c'est tout le contraire. Enregistrés dans la cuisine sur "un équipement minimal" pour un résultat qui n'a rien à envier aux producteurs en vogue. Ca c'est de l'économie! Musicalement, le créneau est identique. On se demande comment les deux morceaux de HBF peuvent apparaître encore plus malsain et psychopathe. Le carnage encore plus savamment orchestré. Deux titres qui s'enchaînent, on y voit que du feux, le corps humain plus défectueux que jamais. Dans ce style régulièrement usité, HBF vole la vedette. Monstrueux et fort dommage que ces deux bouts de viande sanguinolente soient les premiers et derniers de Humanbodyflawed!! La gueule sur le pavé.
SKX (04/10/2001)
JEROMES DREAM
" presents " - CD
Alone 01
Si concept ya, permettez moi de dire qu'il est fumeux! Derrière une pochette caca d'oie, tapisserie de cuisine années soixante, Jeromes Dream fait mine de sortir un nouvel album neuf titres. Révéler au grand jour, c'est plus que moins neuf fois le même morceau! Il fait être sacrément attentif pour remarquer les différences. Comme un même morceau, décliner avec quelques légers décalages, variantes pas subtiles, de cris en plus mais toujours ce thème, identique, qui revient, inlassablement, nous les gonfler. Il ne suffit pas de marteler méchamment les rythmes et de balancer des riffs bien tranchants pour grimper au rideau. Tout est torché entre 40 secondes et une minute quinze. Excepté le 8ème titre, on se lasse très vite de leurs conneries. En plus, Jeromes Dream a décidé de jouer dans la cour des grands et se paye les services de Kurt "Converge" Ballou. Merci Monsieur Ballou. Merci d'avoir donner à Jeromes Dream ce son si professionnel et semblable à tant de groupes hardcore américain. Alors que Jeromes Dream trouvait sa place et se démarquait grâce à un son furieusement bordélique, jouissif et humain, vous venez de les gonfler à la testostérone, les affubler de muscles inutiles. Un disque de bègues. De bègues couillus. Et dont on se tape royalement. Espérons à la thèse de l'accident de parcours dans une discographie jusqu'ici impeccable. Rendez nous notre rêve!!
SKX (05/09/2001)
ORCHID/JEROMES DREAM
" s/t " - 10"
Witching Hours 00
Avant d'en prendre plein les oreilles, c'est vos orbites qui sortent de la tête ! L'objet est suffisamment pas banal pour qu'on ne s'y attarde pas un peu. D'abord il est pas rond ce disque. Il est tout mal découpé et il a la vague forme d'une tête de mort qu'a trop fêté un enterrement (à moins que ce soit la forme de l'Australie parce qu'à Witching Hours on aime fêter les Jeux Olympiques ah ah). Et il est gravé que d'une face et le disque, il est pas tout noir, il est tout blanc ! Après, si vous mettez pour la première fois ce disque un lendemain de gueule de bois, il vous faudra bien 5 minutes pour comprendre le mécanisme ! Et ouais, c'est le seul disque qui commence par le milieu et qui retourne en arrière jusqu'au début. C'est à ce prix là que vous écouterez les 4 titres de Jeromes Dream ! Et pour les 4 de Orchid, on repart pour un tour au milieu, et là, miracle, ça tourne dans le bon sens. L'autre, celui qui va vers le centre ! Dingue non ?! Alors la musique, elle peut saigner tout ce qu 'elle veut, ça ne surprend plus ! Orchid se démène comme sur son indispensable album sur Ebullition records. Un cercle infernal qui pue toujours l'urgence. Jeromes Dream a également du répondant dans un registre plus emo-violence. Une voix hystérique qui se fracasse dans les aiguës, des compos affolantes et plus convaincantes que les derniers titres disséminés sur des (split)45 récemment, à réveiller les morts et empêcher de tourner en rond un disque caréné pour l'obstacle !
SKX (24/07/2000)
JEROME'S DREAM / THE BOOK OF DEAD NAMES
" s/t " - 5
Witching Hour records 99
Une minuscule galette 5 pouces ceinturée d'un packaging aux doubles yeux rouges-vifs et diaboliques. A peine le temps de basculer, la musique s'éteint. Quatre titres rapides comme l'éclair, tout en distorsions, mimétisme saisissant de ces deux jeunes groupes américains. Mur du son, mur de guitares, voix superchées et surexcitées, rythmes cinglés, titres en suspens, trop courts pour être appréciés pleinement. Trop courts pour ne pas en redemander. Objet de consommation micro-ondes.
SKX (29/12/1999)
JETS TO BRAZIL
" four cornered night " - CD
Jade Tree 00
Les mots qui suivent vont faire l'effet de sortir de la bouche d'un putois, ça c'est sûr. Donc le nouvel album de l'ex-Jawbreaker Blake Schwarzenbach vient de paraître et c'est navrant de voir un p'tit gars si gentil en arriver à pareil désastre. Sur leur 1er album déjà pas beau à voir, on pouvait encore sauver 2, 3 morceaux. Là, on dirait Brian Adams qu'à voulu se prendre pour un Lennon tout crotté. Mélodiquement, c'est le naufrage. D'une pauvreté affligeante à tout point de vue. Pire, ça frôle le mauvais goût. Maintenant, je connais l'odeur de la merde en sillons.
SKX (19/02/2001)
JOHN COKER
" s/t " - CD
Nihilist records 99
Un espace s'éteint. Un autre s'éclaire. Et inversement. L'interrogation se fait sentir, tend à l'aigu, soudain agitée. Une identité cartonnée, seul clairement apparaît l'acteur du délit, John Coker, qui à " écrit, arrangé, enregistré, joué, produit et imprimé " cet obscur objet de sons étranges. L'air arrive par quelques petits trous qui transpercent ce bloc. Travail sur la matière, électronique vivante, rivalité entre deux énergies qui se croient contraires, sons écorchés, beats saturés, tendance Steroid Maximus nihiliste et déviant. Du pur son 100% synthétique qui se heurte à l'incompréhensible. Groove souffrant et maladif, jonglant parfois avec des basses souterraines, retombant et coagulant sur des plages d'ambiance lunaire. Quelques soubresauts, un défi, un refus, on joue ici un hip-hop dérangé des neurones, de l'indus nouvelle génération. Une ombre qui se fait accepter, nécessaire.
SKX (05/07/1999)
JR EWING
" Ride paranoia " - CD
Gold Standard Laboratories 03
Un ampli gros comme un 38 tonnes à semi renversé sur une guitare la tête en bas. Une batterie dans un état de désordre comme à la fin d'un bon vieux concert des Who. Un enchevêtrement indescriptible de fils et de jacks. Seules deux pédales au premier plan surnagent dans le massacre. Même si cette scène a été spécialement montée pour la photo, la pochette de " ride paranoia " illustre à la perfection l'état d'excitation dans lequel nous plonge ce deuxième véritable album des norvégiens de JR Ewing. Rarement un disque ces dernières années n'aura autant mis le feu à une platine. Rarement un disque alliant simplicité et sauvagerie rock'n'roll et fondement hardcore n'aura fait une telle unanimité. La recette de JR Ewing est hyper simple. Un batteur fou furieux qui multiplie les roulements, une voix âpre, proche de la cassure, extinction assurée en fin de tournée, des guitares qui ferraillent sec transformant chaque titre en tube (on se comprend) potentiel. Mélodie et énergie, on a rarement fait du plus direct et efficace. JR Ewing est passé maître en la matière. Pas la peine de chercher midi à quatorze heures. Un pur moment d'adrénaline où chaque titre vous explose la tête. Ca s'enchaîne à cent à l'heure, sans jamais tomber dans le lourdingue. JR Ewing vous laisse à bout de souffle avec doigté, une foutue classe pour tailler des costards. L'album de l'extase.
SKX (30/04/2003)
JR EWING
" the perfect drama " - 10"
Coalition 01
L'odeur du souffre. Le drame à chaque coin de virage. Virage à angle droit s'entend. Pamela et Bobby sont dans un bateau. Sue Helen au bistrot. Tout le monde tombe à l'eau (sauf Sue Helen qui voit l'eau d'un mauvais œil). Reste JR Ewing, émigrés en Norvège, qui tels des vikings font une nouvelle razzia dans nos contrées et mettent le feu à nos campagnes avec ce court mais incisif mini-album sept titres. Le souvenir de leur précédent album "calling in dead" encore fumant dans nos têtes, ils remettent le couvercle avec leurs ritournelles emo-rock-core, en y ajoutant encore plus de finesse et de variété. Des samples, gauche droite, s'intercalent entre les voix mal léchées aussi douce qu'un paillasson. Un piano vient panser les blessures ouvertes sur deux morceaux. Quelques bidouilles de studio. Les passages eaux douces / mers agitées se font plus marqués. Pour le reste, cette même énergie ébouriffante, cette même vista dans les mélodies, cet enthousiasme qui chamboule tout sur son passage. Cette apparente simplicité des compositions. C'est sec, rustre et poignant à la fois. Si entre tout vos Orchid, Shotmaker et Yage, il vous reste une place, JR Ewing se fera une joie de descendre de son cheval et de prendre fièrement position parmi ces mini-cyclones qui ne sont que de grands vents d'émotions intenses!
SKX (20/08/2001)
JR EWING/THIS MACHINE KILLS
" split single " - 7"
Plastik Culture / bachelor / Carmen Diablo / Wakusei 02
La musique s'internationalise à tout va, c'est pas nouveau. Pour humer la couleur locale, il faut se lever tôt. Ce split single en est la preuve flagrante. Quatre labels s'y sont mis pour le sortir : L'Allemagne (bachelor records), Carmen Diablo en Espagne, Wakusei pour (comme son nom ne l'indique pas) l'Angleterre et Plastik Culture pour nos vertes campagnes françaises. Sans compter qu'aux USA, c'est plus ou moins Dimmak qui va se charger de le distribuer tout comme au Japon avec le label du chanteur d'Envy, Sonzaï records. La preuve surtout qu'il existe un réseau alternatif, pas toujours évident à identifier, mais suffisamment solide et solidaire pour sortir des disques avec trois bouts de ficelles et proposer un disque dans le monde entier sans passer par les gros circuits de distribution. Et on continue de brouiller les pistes avec JR Ewing, qui nous renvoie tout droit à Dallas mais c'est du Norvégien et du très bon ma ptite dame! Ils confirment au fil de leurs nombreuses productions tout leur talent. Leur "driving-noisy-hardcore" gagne encore en mélodie, en finesse, se rapproche à grandes foulées de groupes comme Hot Snakes. Deux titres inédits racés et incisifs, à reprendre à tue-tête. Avec This Machine Kills (le groupe du boss de Dimmak), retour au bercail du rock. Et on se dit que l'Europe a bien appris sa leçon et que This Machine Kills a du mal à tenir la comparaison avec JR Ewing. Un "take back the night" honnête, du hardcore-rock soft et très classique, bien roulé mais entendu des milliers de fois. Quant au deuxième morceau, une bidouille qui pourrait vaguement faire trébucher un mec bourré sur une piste de danse avec une voix féminine qui se rajoute. Ou comment céder à la mode du hardcore new-wave! Ce 45 risque de n'user qu'une seule face. Jusqu'à en faire péter le saphir!!
SKX (27/08/2002)
JUDD/ROGOJINE
" anhent / mouth " - 7
Theatre 99
Première trace vinylique pour Judd et Rogojine, mise en scène par Theatre records, un non moins tout jeune label poitevin. Judd, formule impressionnante qui avance par paire. Ici tout est doublé : la basse, la guitare, le batteur secondé par des percussions. Seul le chanteur ne partage pas son micro. Mais l'usage dont il en fait reste si discret qu'on peut presque considérer Judd comme un groupe instrumental. Avec tout ce monde, le barouf est assuré mais suffisamment dosé pour que le charme opère ! Ca débute calmement, les lignes mélodiques de basses flattent le tympan d'entrée de jeu, le débat s'installe, la bataille s'engage et se désintègre sous un mur de guitares, de rythmes tribaux à peine audibles, des râles et maigres chants enfouis sous le déluge sonore. Le son est touffu et puissant, c'est un rien bordélique, musique noise avec un brin d'improvisation et une ambiance personnelle qui se dégage d'un premier titre très prometteur. Depuis le groupe a fondu de moitié. Plus que 2 grattes et une batterie. Vivement la suite ! Rogojine a également une formule originale : un trio basse-batterie-chant. Musique là aussi à tendance dissonante mais plus épurée, un chant omniprésent, c'est forcément très rythmique mais qui ne néglige pas des contours mélodiques. C'est rugueux, sombre et pas toujours évident mais l'originalité l'emporte !
SKX (28/06/2000)
JUNE OF 44
" anahata " - Lp
Quaterstick records 99
Finis les voiliers. June of 44 aborde un nouveau rivage avec cette 5ème réalisation, " Anahata ". Une évolution évidente depuis 1995 et pourtant sonne toujours June of 44. Avec en point d'orgueil, pour ce groupe durement comparé à Slint à leurs débuts, le plaisir d'avoir trouver leur propre touche, se singulariser à coup d'expérimentations diverses, frapper là où on ne les attendait pas, et devenir à leur tour une pierre angulaire du post-rock US. La roue tourne.... Et la recherche continue. Cette fois-ci à partir de l'enregistrement de la plupart des concerts de leur dernière tournée, concerts où ils laissaient libre court à l'improvisation. Point de départ de ces compositions dénudées, épurées, solide rythmique battant le rappel, groove ou répétitive, où se greffent voix à la limite de la cassure (du faux ?), trompette salvatrice et autres effets keyboards discrets. Avec cette bizarre sensation que tout est proche de la rupture, un rien bancal, chacun jouant dans son coin.! Une voix décalée de la ligne directrice, des guitares séparées du cortex. Un collage, savant collage d'où naît une alchimie attirante, les plus beaux passages revenant à la trompette comme sur " Wear two eyes " ou sur le très long " peel away velleity ". Où s'arrêteront-ils?!
SKX (28/06/1999)
THE JE NE SAIS QUOI
7"
Family Affair 03

Au moins un patronyme qui ne posera pas de problème de prononciation à tous les anglophobes! Un nouveau groupe suédois (avec un membre de Your Halo is a Radar) qui possède, non pas un je ne sais quoi, mais une grosse touche sixties, entre les déhanchements suggestifs des Make-Up et le rock'n'roll des Hot Snakes. Juste pour situer. Sur la photo inside, c'est look sixties itou, costars-cravattes et choucroute sur la tête pour la demoiselle aux claviers. C'est enregistré dans leur local de répétition et ça s'entend. Point faible ou point fort, c'est selon. Ca en tout cas le charme du premier jet, l'énergie du bon vieux rock'n'roll garage à l'ancienne. Et en surprise, une reprise de PJ Harvey, "reeling", reconnaissable aux chœurs, avec des Polis aux Jambes (une bonne couche de bruit parasite) et sans Peine à Jouir (les Suédois se lâchent). Quatre titres qui ne mangent pas de pain mais très frais à l'apéro.

SKX (12/02/2004)
website groupe
http://www.cilla.com/tjnsq
website label http://www.cilla.com/tjnsq
sounds http://www.cilla.com/tjnsq

Jesu
Self-titled - CD
Hydrahead 2005

Jesu revient parmi les siens. Alias Justin Broadrick qui a définitivement laissé tomber son Godflesh pour se consacrer à son nouveau rejeton qui, pour faire modeste, s'appelle tout simplement Jesu. Au singulier. Car un type capable de nous asséner cette lourdeur monotone, il n'y en a qu'un et c'est le père Broadrick. Aidé par frère Ted Parsons (moine batteur chez Swans, Prong et Killing Joke, que des enfants de chœur !) et d'un bassiste, Diarmuid Dalton, Jesu continue sur les fondations Godflesh. Lent, lourd, la rythmique bien en avant avec les nappes de guitares derrière. La patte Broadrick. La nouvelle dimension de Jesu, c'est qu'il plane plus haut. Entre deux coups de basse, des plages atmosphériques et semi-mélodiques qui s'étirent, s'étirent, s'étirent, c'est le désert, on s'y perd. Humeur vaporeuse, renfort d'une voix féminine, même Broadrick s'y colle à ce chant tout en douceur. Avec des ambiances bonnes à plomber même une soirée de gothiques, ce premier album est un sacré Golgotha à grimper. Vous croyez que l'album est fini… Perdu, ce n'était que la fin du premier titre. C'est long voir infini, ça avance par variations infimes malgré quelques soubresauts. A l'image de ses adorateurs qui l'héberge, saint Isis et tous les suiveurs qui en découlent, Jesu se baisse à leur hauteur et donne aussi dans le dur et dans le mou. Les sonorités qui tapent derrière la nuque et le calmant qui va avec. Au final, si Jesu est redescendu de sa croix, ce n'est pas pour faire des miracles.

SKX (22/02/2005)
website groupe www.avalancheinc.co.uk/jesu.html
website label www.hydrahead.com
sounds faulter.mp3

JR Ewing
Fucking & Champagne - CDEP
Columbia/Sony BMG 2005

Si il a fallu un paquet d'épisode à JR Ewing, le vrai, pour mourir dans Dallas, les faux auront mis beaucoup moins de temps. Le groupe norvégien vient de sortir son nouveau single, annonciateur de l'album et je peux déjà vous dire que le groupe est mort lui aussi ! " Fucking & champagne ", un titre bien naze, un chanteur qui essaye de chanter et d'être harmonieux avec chœurs de circonstance, une musique qui tente de caresser le plus grande nombre sans perdre trop de nerf. JR Ewing vient de signer sur une grosse major dans leur pays natal et ça sent les concessions à plein nez ! Que dis-je, c'est carrément horrible ! Le truc qui colle tout le monde au blind-test. On leur laisse un sursis avec " Maelstrom ", l'album qui sort en mai mais n'y croyez pas trop. Bientôt sur tous vos écrans.

SKX (30/04/2005)
website groupe www.thejrewing.com

Japanther
Yer living grave - CDEP
Menlo Park 2006

Brooklyn, NY. Duo DIY avec leur coffre à jouet refermant guitare, basse, batterie, synthés pour gosses, machine à sampler et une boite à rythme en roue de secours. Seulement quelques années au compteur mais une poignée de singles et quatre albums. Ou des trucs qui y ressemblent. Le dernier en date se nomme Yer living grave. Huit titres décousus où Japanther se livre à son sport favori. Tout casser, ne rien respecter, s'amuser le plus possible, surfer sur ses racines punk, les pervertir, y insuffler une bonne dose d'humour et de je m'en foutisme. Entre les écorchures d'un Pink and Brown, le punk minimalisme de The Intelligence ou A-Frames et les revendications anarchiques d'un Yip-Yip. Forcément, avec une telle débauche créative, ya à boire et à manger. De leur album fourre-tout Leather wings regroupant des singles et des raretés, des seize titres qui pullulent Dump body in rikki lake ou du court Wolfenswan avec son tube imparable du même nom, Japanther s'est tissé une toile tour à tour virulente ou anecdotique. Avec le présent objet de cette chronique, Japanther s'amuse encore et toujours à sampler le rap, tenter de vous faire danser sur des savonnettes, écrire de vrais morceaux auxquels on se raccrochera comme l'excellent The Gravy et sa mélodie tout bête et entêtante ou Furrs is gone, pasticher Plastic Bertrand, se rappeler au bon souvenir de Godheadsilo et finir par un morceau caché, reprise d'un groupe tellement hyper connu que je m'en rappelle plus (au blind-test je suis zéro). Sur scène, ça s'annonce très extraverti. Vous pourrez juger sur pièce avec une tournée européenne débutée le 24 septembre et qui s'achève le 13 octobre à Metz. Poil au fesstz.

SKX (07/10/2006)
website groupe www.japanther.com
website label www.menloparkrecordings.com | www.tapesrecords.com

 

 
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