Dernières chroniques | Recent reviews
publié le 19 juillet 2016
Sumac
What One Becomes – 2xLPs
Thrill Jockey 2016


Ecouter Sumac alors que le thermomètre frôle les 37 degrés, c'est faire preuve d'une inébranlable confiance en soi, l'assurance que la trajectoire >>
publié le 15 juillet 2016
Vincas
Deep In The Well – LP
Learning Curve 2016

Toujours plus profond au fond du gouffre, au fond de la noirceur, c'est l'écho d'un titre qui renvoie à l'actualité et son sale goût dans la bouche. >>
publié le 12 juillet 2016
LLNN
Loss – LP
Pelagic 2016

Il est bien acquis que désormais, pour entendre une musique un tant soit peu originale, il faut se lever de bonheur. LLNN ne va sûrement pas prétendre
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publié le 11 juillet 2016
Civil Union
Seasick Lovedrunk – LP
Melted Ice Cream 2016

Rien qu'à lire le titre de l'album, tu es malade d'avance. Le malaise est partout. Les voies naguère les mieux dégagées sont devenues obscures.
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publié le 10 juillet 2016
Treehouse
Centre Of Their World – Tape
Vacant Valley 2016


Hobart a encore frappé. La ville principale de Tasmanie, cette île tout au sud du sud de l'Australie, vient d'engendrer un nouveau groupe qui donne encore envie de prendre un aller-simple, ne plus jamais revenir
sur le vieux monde. Nouveau n'est pas exactement le terme approprié puisque >>
publié le 08 juillet 2016
Picore
Si No Olvido Bien - LP
Magofermin, Repetitor 2016

Cinq ans que les Espagnols de Picore n'avaient pas donné de nouvelles. Depuis le splendide Imaginate Que Acierto. Avec toutes ces années qui
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publié le 07 juillet 2016
Synthetic ID
Impulses - LP
Castle Face 2016


Deuxième album du groupe de San Francisco Synthetic ID. De leur album en 2012 (Apertures) ou des deux singles qui ont suivi, pas un écho de >>
publié le 05 juillet 2016
Buñuel
A Resting Place For Strangers – LP
Tannen 2016

Buñuel, ça sonne espagnol mais c'est italien. Ou plus exactement italo-américain. OK, Eugene Robinson n'est pas majoritaire mais être seul
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publié le 04 juillet 2016
T-Tops/Cyrus Gold
Split 10''
Self-released 2016


Pittsburgh, Pennsylvania. Rien qu'à l'évocation de ce patelin, mes yeux scintillent. La ville de Blunderbuss, Six Horse, Swob et tant d'autres >>
This Heat
Deceit – LP
Modern Classics Recordings 1981
/2016

Deuxième album réédité par Modern Classics Recordings dans des conditions de confort identiques à Blue & Yellow, Deceit est paru à
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This Heat
s/t – LP
Modern Classics Recordings 1979
/2016

Le label de Seattle Light In The Attic, via sa branche réédition Modern Classics Recordings, ressort au grand jour les deux albums d'un >>
publié le 01 juillet 2016
Spray Paint
Feel The Clamps – LP
Goner records 2016
Bogans And Hoons – 7''
Goner 2016

Il ne faut plus raisonner en année pour Spray Paint mais en mois. Et bientôt en jour. Six mois après leur précédent album Dopers qui lui-même sortait six mois après Punters On A Barge, Spray Paint sort son sixième album en trois ans. En même temps qu'un single plein de quatre titres inédits. Le trio d'Austin bat des records. Un cadeau tombé du ciel texan et béni des dieux qui, dans un grand moment de
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publié le 29 juin 2016
Verdun
The Eternal Drift's Canticles – CD
Head, Throatruiner, Lost Pilgrims 2016

Verdun à Montpellier. Quand le sud entre en guerre. Ou te rentre dans le lard, tout simplement et en toute amitié. Le quintet héraultais sort son
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publié le 28 juin 2016
God Bows To Math
Brighter Futures – LP
Muzai 2015


Ce disque aura mis un temps infini à traverser les océans. Muzai records a pourtant une antenne délocalisée en Angleterre mais il semble plus
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publié le 27 juin 2016
Storno.
Wellness – CD
Salon Alter Hammer/X-Mist 2016


Storno. Une histoire 100% allemande. Avec un point à la fin. Alors que c'est le début. Premier album avec le bassiste (Denis Erath) des grandioses
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The Kandinsky Complex/Crippled Old Farts
split – 10''
Rejuvenation records 2016

Qu’est ce que ça peut être beau l’amitié quand même. Et l’histoire de ce disque l’est tout autant. Je vais vous la faire en version courte mais ce sont
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publié le 21 juin 2016
Arbor Labor Union
I Hear You – 2xLPs
Sub Pop 2016

Arbor Labor Union a réalisé début 2015 un premier album, Sings For You Now, sous le nom de Pinecones. Heureusement, ils ont eu la bonne
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publié le 20 juin 2016
Big Ups
Before A Million Universes – LP
Tough Love 2016

Si le précédent disque des New-Yorkais de Big Ups penchait du coté hardcore-emo cher aux groupes de Dischord records, il était assez difficilement >>

publié le 19 juin 2016
Far Corners
s/t 12''
Limited Appeal 2016


C'est tout ce dont t'as besoin. Une bonne canicule pour transpirer sous le perfecto, un métro vide fonçant dans une merde noire, des hordes
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publié le 18 juin 2016
publié le 17 juin 2016
Future Of The Left
The Peace & Truce Of Future Of The Left – LP
Prescriptions 2016

C'est déjà le cinquième album de Future Of The Left, sans oublier un live, des mini-albums, pléthore de singles. Et toujours pas la moindre ligne sur
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publié le 16 juin 2016
[peru]
Krew 7''
Antena Krzyku Records 2016
Ktos Z Nich – LP
Extinction, DIY Kolo, Black Wednesday, Antena Krzyku Records 2013

Peru n'a pas été découvert par les conquistadores de Francisco Pizarro mais par le split avec Buzz Rodeo. C'était il y a trois mois à peine et ce Peru là vient de Pologne. Un Peru qui s'écrit normalement entre crochet [peru] mais qu'il ne faut pas mettre entre parenthèses tant leur discographie mérite le détour. A commencer par Krew, leur tout nouveau 45 tours. Le taureau sur la pochette n'est pas
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why+the+wires
Flame Failures – LP
Jetsam Flotsam, One Percent Press 2015

why+the+wires sort des albums depuis 2009. Flame Failures est déjà le quatrième. Et la discrétion doit être leur point fort. Strictement jamais entendu
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publié le 14 juin 2016
Private Room
Life Com 7''
Iron Lung 2016


Les murs sont tombés. Walls était ce fantastique groupe qui avait sorti un disque essentiel en 2012, The Future Is Wide Open. Désormais, ce futur
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Drose
Boy Man Machine – LP
Orange Milk 2016

C'était à se demander si un jour Drose allait donner une suite à leur premier single. Quatre années pendant lesquelles le trio de Columbus avait
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publié le 13 juin 2016
General Men
s/t 7''
Crinkle Cut 2016

General Men a fait ses premières armes avec un album qui ne s'écoute que sur leur site. Pas de disque, pas de chocolat. Il avait été évoqué
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publié le 11 juin 2016
202project
Les Cendres Et Le Vent – CD
202prod. 2016

Encore une fois j’ai largement attendu avant de me décider à enfin chroniquer ce disque de 202project. On ne se refait pas : j’avais beaucoup trop
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publié le 10 juin 2016
Behavior
375 Images Of Angels – LP
Iron Lung 2016

Iron Lung records a toujours eu une idée assez large de la musique saturée qu'il veut proposer. Du hardcore toutes tendances confondues au
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Dernière mise à jour du site | last update :: 22/07/2016
<25|06|2016>
Ce n'est qu'un projet solo pour l'instant d'un anciem membre de Dirdrinker. Le recrutement d'un véritable groupe est en cours mais en attendant, ces trois morceaux de Disastronaut sont tout sauf un désastre. Punitif et nihiliste noise-rock. N'oubliez pas de tirer la chasse d'eau après.



The Art of Losing (+)

Lydia Lunch
Honeymoon In Red - LP
Widowspeak records 1987
[publié le 22 juillet 2016]



Un disque de Lydia Lunch mais pas seulement. Le nom de The Birthday Party mériterait de figurer également tout en haut de l'affiche, avec les mêmes lettres rouges sang flamboyantes. L'enregistrement de Honeymoon In Red date de juin et juillet 82 à Berlin et août de la même année à Londres. A cette époque, les jours de Birthday Party étaient comptés. Si Mick Harvey, le batteur de Birthday Party, considérait ce groupe comme un nouveau projet avec Rowland S. Howard (Birthday Party aussi), Genevieve McGuckin et Lydia Lunch, au final, c'est tout Birthday Party qui se retrouve au générique avec également le bassiste Tracy Pew et Nick Cave bien sûr. La vie entourant ces artistes n'ayant jamais été un long fleuve tranquille, People's records, le label qui devait sortir ce disque, a fait faillite et les enregistrements perdus pendant des années.
Ce n'est finalement qu'en 1987 qu'une partie des bandes a été retrouvée. Clint Ruin, alias Foetus, alias Jim Thirlwell a refait le travail de mixage et quelques overdubs. Thurston Moore est intervenu dans la composition d'un titre avec Clint Ruin alors que ce morceau
(So Your Heart) n'existait pas en 82 (ce qui vaut pourtant à Moore de voir son nom affiché en grand sur la pochette). Et Honeymoon In Red a enfin vu le jour. Problème (un de plus) dans le bal des maudits, cet album est sorti sans le consentement de Mick Harvey et Nick Cave, considérant que le remixage était trop éloigné des originaux et qu'ils n'avaient pas eu leur mot à dire.
Ne cherchez donc pas les noms de Cave ou Harvey. Ils ont refusé qu'ils soient crédités. La douce voix désaxée de Cave apparaît sur deux titres sous le nom de A Drunk Cowboy Junkie et Her Dead Twin dans son duo avec Lunch sur Done Dun. Idem pour Harvey crédité de Spencer Turk, Dick Strum et autres pseudos à se tordre de rire jaune.

Les deux personnages principaux de cette drôle d'histoire restent Rowland S. Howard et Lydia Lunch. Ils ont composé, écrit les paroles et chanté sur la plupart des morceaux. Et si ce disque bénéficie d'une certaine aura, c'est surtout pour les personnes qui figurent sur la bande-son.
Il existe affiche moins bandante. Lunch, Cave, Howard et Birthday Party, Thirlwell, Thurston 'Sonic Youth' Moore, c'est tout le gratin de musiciens précurseurs et très influents. Ce n'est pas pour ça que ça fait les grands disques.
Car Honeymoon In Red, outre les noms ronflants, brille avant tout par ces ambiances et le malaise qui s'en dégage plus que par la qualité intrinsèque du song-writing. Pas de morceaux inoubliables, rien qui a fait la grandeur et la folie de Birthday Party mais une atmosphère diaboliquement sombre, un parfum de déchéance et des sonorités qui vrillent à jamais le peu de raison restant. Les éléments qui ont fait l'importance de Birthday Party sont présents. Avec juste un peu moins de pertinence. Le jeu de guitare si particulier de Howard, la basse grave et hypnotisante de Pew, les échardes soniques, les grincements, le navire qui tangue, ce bruit blanc exposé aux paradis artificiels, sans oublier évidemment la voix de succube tour à tour charmeuse ou venimeuse de Lunch. Volutes gothiques, onirisme funeste, des titres qui se distinguent du lot comme Still Burning ou Dead In The Head et la longue ballade déchiquetée, bardée de fils électriques, à deux pas du ravin avec Three Kings, seul morceau composé par
Genevieve McGuckin (qui jouera aussi dans These Immortal Souls avec Howard). Sur la version CD se trouve un titre supplémentaire, Some Velvet Morning, une reprise de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra (et comprise dans le téléchargement ci-dessous).
Honeymoon In Red
n'est pas un disque facile, juste une musique malade. Dans le texte de Lunch qui se trouve au verso de la pochette et intitulé The Terrortory, la couleur était tout de suite annoncée : The Honeymoon is over. This party wasn't no picnic. Et la rédemption n'est pas au bout de ce disque, témoignage ultime, chaotique et nocif de quelques névrosés magnifiques unis pour le meilleur et pour le pire.

:: download Honeymoon In Red LP

infos : black vinyl, 33 rpm, insert with lyrics. Points of interest : J.G. Thirlwell, Annie Sprinkle,, Murray Mitchell, Paul Smith, Chris Stein, Martin Bisi. Design & Montage : Mark O. Layout : Slim Smith.


 
Speedking
Devilina/Faker - 7''
Troubleman Unlimited records 1995
Speedking/Shove
Split - 7''
Omnibus records 1995

[publié le 13 juillet 2016]



Sur la pochette, il est indiqué The Speedking Trio mais c'est bien le même groupe qui avait sorti deux singles sous le nom de Speedking. Le SK3 no. 003, à la pochette cette fois-ci blanche, ne change pas son fusil d'épaule. Toujours la même session d'enregistrement en juin 95 avec le bassiste de Shellac. Toujours la vista d'un noise-rock de qualité supérieure. Devilina est une bombe racée à plusieurs vitesses, explosive et éparpillant ses éclats lumineux aux quatre coins d'une face qui ne demande qu'à tourner en boucle. Faker mange également son pain blanc. Entre ces breaks d'arpèges vifs et malicieux et les grosses déferlantes rythmiques s'abattant sur les épaules, c'est tout le single qui ne demande qu'à tourner indéfiniment.

:: download Devilina/Faker 7''

infos : black
vinyl, 45 rpm.@Budget music 1995. Recorded 6.95 by Robt. Weston IV @ Plantain Recording House BrooklyNYC. SK3 no. 003.





Spyking est l'ultime morceau de Speedking publié de leur vivant. Toujours en 1995 avec la mention SK3 # 3.5 car c'est un split avec Shove, un groupe de l'autre coté des USA, Davis en Californie. Toujours rien à redire au répertoire de Speedking. Avec les trois singles d'avant, ce sont en tout sept compositions que le trio new-yorkais aura enregistré, le résumé idéal d'une chanson noise-rock parfaite alliant vélocité, dureté, générosité et habileté. Shove et son titre JohnLyons8trackmachine ne jouait pas dans la même cour. Mais on l'a quand même inclus dans le téléchargement car leur punk-noise guilleret n'a rien d'honteux non plus.
Si tous ces singles sont encore assez facilement trouvables sur des sites d'occasion à des prix normaux vu que Speedking est hélas resté largement confidentiel, Tiger Style records avait en 2002 publié un double-album, The Fist And The Laurels, où les sept morceaux des singles étaient regroupés. Et pas que. Des inédits d'un album qui n'est jamais sorti et autres bricoles figuraient également au générique. La bassiste s'était entre temps fait la malle et ne jouait plus que sur la moitié des titres. Un autre type, Matthew Harmon, avait pointé le bout de son nez sur une poignée de morceaux. Et surtout, les synthés débarquaient en force. Ce qui fait que cet album jamais sorti, il n'est pas spécialement à regretter. Mais ça, on vous l'avait déjà dit à l'époque. Speedking avait tout jeté son feu en juin 95. Et il brûle toujours d'une belle flamme.

:: download split 7''

infos : black vinyl, 45 rpm, 2 inserts.
SK3 = e.sherwood, j.murphy, m. maltagliati. @Budget music 1995. Recorded 6.95 by Robt. Weston IV @ Plantain Recording House BrooklyNYC. SK3 # 3.5. Shove : recorded by John Lyons and a cast of thousands @ the Living Room, Goleta CA. Team Shove : Jen-guitar, vocals, laughs, crashes. Mark-bass, noise. and Jay-drums, yells, laserguns.


 
Speedking
Sway/Spider Veloce - 7''
Merry Dogger records 1995
[publié le 09 juillet 2016]



Second single pour Speeking, le
SK3 no. 002 avec Sway en face A qui tourne en 33 tours malgré que ce soit indiqué 45rpm sur le rond central et Spider Veloce, aussi en 33rpm en face B. Mais la notion de face A et B est très dispensable tant les deux morceaux sont de qualité identique. Sway poursuit l'idée d'un noise-rock extrêmement virulent et alerte avec gros tapis rythmique qui martèle à tout va et le riff grinçant et cinq étoiles pour donner tout le piment à un titre pouvant s'afficher fièrement aux cotés de tous les Table et classiques du genre. Par contre, sur Spider Veloce, le trio new-yorkais étrenne pour la première fois des synthés. Et la bassiste joue le premier rôle au chant. Cela donne une coloration plus coulante et futuriste à Speedking sans se départir d'une nervosité qui va crescendo tout au long d'un morceau là aussi sans bavure, comme l'était le SK3 no. 001.

:: download Sway 7''

infos : black vinyl, A face noticed 45 rpm on the central label but both sides 33 rpm, 1 label's insert
. @Budget music 1995. Recorded 6.95 by Robt. Weston IV @ Plantain Recording House BrooklyNYC. SK3 no. 002.

 
Speedking
Black Mono Time - 7''
Amish records 1995
[publié le 05 juillet 2016]



1995, une année faste pour Speedking. Mais c'était aussi la première et la dernière. Quatre singles publiés en un an dont un split et adieu. Un trio new-yorkais qui avait invité Bob Weston à Brooklyn pour enregistrer une ribambelle de morceaux. Au lieu de tous les mettre d'un coup d'un seul sur un album qui aurait eu très fière allure, Speedking les a disséminés sur quatre formats courts. Le premier de la série, SK3 no. 001, se nomme Black Mono Time. Ou Mono. Avec deux titres qui sentent bon la maladie et une hygiène déplorable, Mononucleosis et Monosodium Glutamate. Musicalement, la référence à Shellac est sûrement incontournable. Et pourtant, le trio composé de Miriam Maltagliati (basse), James Murphy (batterie) et Chet Sherwood (guitare et chant) saupoudre cette trop simple évidence par une approche plus violente, abrasive, voir une touche post-punk à l'américaine, mordante et sans calcul. Et surtout un excellent sens de l'écriture comme Shellac en a si peu eu finalement, faisant oublier toutes encombrantes influences pour sauter à pieds joints et de bonheur sur cet épique single et ces deux géniaux morceaux.

:: download Black Mono Time 7''

infos : black vinyl, face A 45rpm, face B 33rpm, 1 label's insert. @Budget music 1995. Recorded 6.95 by Robt. Weston IV @ Plantain Recording House BrooklyNYC. SK3 no. 001.


 
Brainiac
Superduperseven - 7''
Limited Potential records 1992
[publié le 28 juin 2016]



Ce modeste zine n'a jamais été un grand fan de Brainiac. Aucun de leurs trois albums sur les étagères. Par contre, ce single Superduperseven datant de 1992, juste avant le premier album Smack Bunny Baby en 93, a toujours eu la cote. Pourtant, pas grand chose le diffère de l'album. On y retrouve même un titre en commun, le dénommé Ride. Et c'est vrai que, allez avouons le, Smack Bunny Baby comporte ses bons moments. Mais la durée d'un single était idéale. Toute la folie de Brainiac sans l'agacement qui peut peut arriver sur plus long. Superduperseven garde encore les pieds dans le rock et le jus noise, bizarroïde et acide juste ce qu'il faut avec ce moog perturbateur d'ondes et de structures. En plus, ce single comporte deux titres inédits dont l'avantage principal est qu'ils sont excellents. Superdupersonic qui, comme son nom l'indique, va à tout berzingue, porté par la voix trafiquée du charismatique chanteur Timmy Taylor. Quant à Simon Says, il s'étale sur sept minutes sur toute la face two. L'expérimentation sonore, les dérèglements, à deux doigts du chaos et sauvé par un instinct de survie unique qui avait fait rencontré par je ne sais quel miracle l'espace de trois morceaux la face déjantée du rock et sa maîtrise du temps et du rythme lui conférant un cadre à peu près compréhensible. Comme un Polvo sous speed et plus bruyant ou Bakamono, autre groupe extraverti qui n'aimait pas faire comme tout le monde. L'histoire de Brainiac s'arrêtera brutalement le 23 mai 1997. Tim Taylor trouva la mort dans un accident de la route alors qu'il se rendait au studio pour enregistrer le quatrième album prévu sur une major.

:: download Brainiac 7''

infos : black vinyl, 33 rpm. Michelle - guitars. Timmytaylor - vocals, moog. Tyler - drums. Monasterio - bass. Produced by Tim Berger - Design by Charlie Becker.


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