sprayingpaint
12xu
thirdman


Spray Paint and Ben Mackie
Get Legless – 7''
12XU records 2017
Spray Paint
Third Man Live – 7''
Third Man records 2017


Spray Paint n'a pas publié d'albums depuis juin 2016. Une éternité à l'échelle du trio texan. Spray Paint n'en reste pas inactif pour autant. Outre un album à paraître en novembre prochain sur Monofonus Press sous le nom de Contributors avec Dan Melchior en quatrième membre, Spray Paint s'est accoquiné avec Ben Mackie, le chanteur du groupe australien Cuntz le temps d'un single deux titres. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le Mackie à l'air super jouasse d'être là. Comme un sale punk lâché dans une biennale d'art contemporain. Mais que fait le service de sécurité ?! Avant de défoncer la gueule de ces hipsters, Ben Mackie a donc prêté sa voix et sa morgue, de façon froide, détaché sur deux piécettes qui ne vont pas révolutionner le style Spray Paint. Mais c'est toujours un plaisir de retrouver le post-punk mutant des Texans. La face A Friendly Moving Man semble vouloir aller de plus en plus vite. Rythmique robotique, voir rachitique, fatras des deux guitares, pression qui monte sans explosion finale avec comme un cuivre qu'on jurerait entendre sur la toute fin. Face B, Dumpster Buddies joue également sur la répétitivité avec des coupures mais c'est pour mieux repartir sur le chemin d'un post-punk noisy, blafard qui ne donne pas grand chose mais on saura s'en contenter.





L'employé modèle Hazam avait parfaitement présenté le pourquoi du comment de la Third Man Live Series à l'occasion du single de The Blind Shake. Inutile donc d'en rajouter une couche.
Attaquons directement le vif du sujet, à savoir quatre titres de Spray Paint. Pas d'inédits mais des versions légèrement différentes qui - vendons la mèche tout de suite – ne vont pas bouleverser les originaux studios. C'est en élèves appliqués que le trio texan délivre ses morceaux. Toutes les périodes de Spray Paint sont représentées. Face A, Cussin' ouvre le bal. Un morceau tiré d'un single de 2014. Rest Versus Rust sur Clean Blood, Regular Acid suit de près. Face B, Bad Times sur Dopers en 2015 et Spock Fingers, leur 2ème single qui figurait sur la version CD uniquement de leur premier album en 2013, offrent un panel du répertoire infaillible du trio. L'enregistrement live to tape datant du 16 août 2016 est impeccable. Si les applaudissements du public n'intervenaient pas entre les morceaux, il serait impossible de deviner que tout ça est fait en live. Des versions raccourcies ou rallongées mais sans surprise. Il faut sans doute être fan pour se procurer ce disque à la pochette minimaliste. Ça tombe, on l'est. À mort.

SKX (21/10/2017)