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octo
moertelsounds
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Octo
Idyll P
Mörtel Sounds records 2026
Idyll nest pas le premier album dOcto comme je le croyais
mais le troisième. Cest juste que le groupe allemand navait
plus rien publié depuis 2017 et quà lépoque,
de nos services Octo était complètement incognito. Octo
évolue pourtant dans un créneau comme il faut. Linstrumental
noise-rock avec deux basses et une batterie. Comme Milkmine,
référence absolue dans le genre formation qui boude les
guitaristes (sauf que eux avait un chanteur).
Entre temps et suite à ce long hiatus, un bassiste (Torben Feck)
a démissionné et Felix Arnoldt la remplacé
en amenant avec lui un synthé. Lautre bassiste qui se charge
aussi de lartwork, Tobias Göbel, est fidèle au poste
tout comme le batteur Guido Karnstedt. Leau a coulé sous
les ponts mais le trio de Cologne reste fermement campé sur ses
positions. Malgré quelques ajouts synthétiques, le deux
basses-batterie dicte sa loi. Et Octo est loin de le faire avec de gros
sabots. Le souci mélodique est constant malgré lapproche
tout rythmique de la formation. Octo ne tabasse pas comme des brutes dans
tous les sens avec des distorsions et des saturations bavant de partout.
Une des deux basses prend régulièrement le rôle dune
guitare, la joue finement, sort des accords plus aigus, des accroches
entêtantes au point de se demander si ce trio est vraiment sans
guitare.
Les structures sont déliées, ne sont pas pressées
den finir à linstar des neuf minutes et quelques de
Beachpiss, sont complexes mais pas trop avec de francs coups de
collier pour faire bonne mesure et du bordel comme il se doit (la fin
de Jazz Waffen Jemen) parce quil sagit quand même
dun groupe noise. Mais un groupe noise qui y met du sentiment, de
la mélancolie parfois, de la retenue, de la lourdeur qui nenfonce
pas plus bas que la ligne de flottaison, des plans rythmiques subtilement
travaillés tout comme les ambiances avec les discrets mais néanmoins
persistants effets des nappes de synthé qui font leur apparition
dans le décor dOcto. Un trio qui aime aussi répéter
les mesures, quasi jusquà lexcès sur Weil
Du Zu Lanfsam Bist qui heureusement retombe dans la violence pour
terminer en beauté. Mais ce nest le dernier titre. Un chanteur
en la personne de Michael Klingen débarque sur Buffalo Stands
pour le morceau le plus direct et rentre-dedans et cest pas de refus.
Idyll nest pas tendre et naïf et peut souffrir parfois
dune certaine austérité et dun manque de variétés
ou de folie malgré le caractère assez unique de chaque compo.
Idyll reste cependant très solide, séduisant et passera
aisément plus dun été à roucouler son
noise-rock instrumental possédant une belle poigne.
SKX (06/07/2026)
 
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