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industry
lavidaesunmus
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Industry
S/T LP
La Vida Es Un Mus records 2025
Industry ne chôme pas et publie son second album seulement un an
après A
Self Portrait At The Stage Of Totalitarian Domination Of All Aspects Of
Life en ayant cette fois-ci la bonne idée de faire beaucoup
beaucoup plus court pour le titre. S/T pour self-titled, ça
a le mérite dêtre sobre ou alors cest un flagrant
manque dimagination mais quimporte, le constat na pas
changé et la façon de traiter le problème non plus.
Le monde pourrit lentement mais sûrement et Industry continue de
haranguer les foules avec un discours ne sembarrassant pas de métaphore,
de poésie, dabstraction ou autres subtilités qui pourraient
aider à faire passer le message de façon plus habile. Les
paroles du groupe de Berlin sont terre à terre, simplistes, voir
défoncent les portes ouvertes en abordant tous les sujets dactualité
et si on est globalement daccord avec le fond du propos, il est
encore préférable de se reporter aux différents essais
publiés à la fin du livret qui font preuve de beaucoup plus
de pertinence.
Mais Industry nest pas là pour faire dans la demi-mesure.
Quand le quatuor branche les amplis, lurgence est palpable alors
autant faire franc et efficace. Industry ne se cache pas et les influences
ont le mérite dêtre claires également. Mouvance
anarcho-punk plus le No Sanctuary dAmebix et le premier album
de Killing Joke sous le coude, Industry plante la pointe de ses flèches
dans des émanations venant dun lointain passé pour
tirer définitivement vers un futur qui saigne toujours dautant
de malheurs. Industry réinitialise les fichiers, nettoie les bases
de données, grossit le son, fait rouler les tambours en rafales
comme un tonnerre grondant juste au-dessus de nos têtes alors que
la basse ne sen laisse pas conter et coupe tout ce qui dépasse.
Les guitares crissent avec autant de rage que de noir désespoir
et cest tout ce deuxième album qui affiche dix compos viscéralement
punk, sombrement énergique et volontaire et homogènes qui
te terrassent avec autorité sans tricher. Ça pulse mais
ça se danse. Cest rigide et implacable mais bouillonnant
et semant en route une petite mélodie interne toute cabossée
et ferrailleuse qui entrane jusquau bout de cet album protestataire
aussi compact que vivifiant.
SKX (12/02/2026)










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