Oxes
Oxes - CDEP
Ruminance 2005

Bonne nouvelle ! Oxes n'est pas mort ! Le gratteux (le brun) a succombé aux charmes d'une italienne rencontrée lors d'une tournée (si vous êtes gentils je vous narrais un jour les détails/ragots croustillants), s'est installé dans la campagne italienne pendant que l'autre guitariste (le blond) et le batteur sont restés écumer leur bonne vieille ville de Baltimore. L'Atlantique et son océan ne verront pas se noyer notre trio le plus rock et le plus graveleux. L'aventure continue, comme elle peut et en guise de nouvelle carte de visite, ce maxi cinq titres. Pochette toujours loufoque. Après le porno cheap de Oxxxes, toutes les images d'Epinal recensées du coté des Etats-Unis et de l'Italie. Hamburger contre salami. Potato chips saupoudré d'un lambrusco. Gros connards d'américains cherchent belle italienne vénéneuse…. L'amitié américano-italienne revisitée par Oxes. L'humour débile et le rock'n'roll, deux constantes que Oxes tient à bout de leurs guitares sans fil. Rien de changer dans le monde absurde de Oxes donc. C'est rassurant. Le premier morceau dure sept minutes. Les sept meilleurs du lot. Un morceau épique où vous retrouvez toutes les lubies de Oxes. Entre gros riffs qui filent droit pendant que vous filez doux, la batterie qui pulse, des accalmies et des passages qui montrent qu'Oxes, malgré les apparences, ont de leur finesse dans leurs culottes, des changements de rythmes avant de nous scotcher sur un final qui brisera plus d'un cœur. Derrière, ça enchaîne avec 2 minutes 20 charnelle et rock dans la grande tradition avec bottleneck de sortie. S'il vous plait, ne dites pas que Oxes c'est du putain de math-rock. Du rock tout court du vrai du couillu, juste moins basique que la moyenne. Allez on tape dans les mains. Les deux morceaux suivants nous montrent un visage plus erratique à grands coups de cymbales, de roulements de tambours et de riffs anarchiques, voir un solo à la con digne de leur esprit potache habituel qu'il persiste et signe sur un dernier titre de techno-rock bidouillé qui n'est là que pour rappeler qu'Oxes s'amuse comme des fous et comme ils peuvent. Malgré les milliers de kilomètres de séparation, quand le cheeseburger rencontre le spaghetti, c'est tout Oxes que vous avez dans votre assiette. Bon appétit !

SKX (22/06/2005)