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Avaler une
grande bouffée d'oxygène et plonger tête baissée
dans le six titres Lifeswallower. A moins que ce soit lui qui vous avale
tout crû. Roulé dans un enregistrement brutal de chez brutal,
pas dégrossi et donc cinglant, jouissif et terriblement rock'n'roll,
ce premier EP de ce tout nouveau groupe de Louisville dans le Kentucky
attaque les gencives. Avec que des titres se terminant par -swallower,
le trio Prideswallower prend vos oreilles pour des becs d'oies et vous
gave de six titres rageurs, remplis de fuzz, de buzz, de dissonances,
de larsens où il faut gratter mais pas trop pour trouver la mélodie
qui fait mouche. Le batteur possède un stock de cymbales impressionnant
vu les volées qu'il leur inflige pendant que le guitariste-chanteur
devrait se voir servir une croix d'honneur pour avoir le mérite
d'arriver à se faire entendre derrière tout ce ramdam. Quinze
minutes toutes identiques, sans discernement, à écouter
très fort et en attendant de juger sur plus long, ce jet s'avale
sans faire la fine bouche.
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